Forex – Bilan EUR/USD de la semaine du 6 au 10 décembre

(ProfesseurForex.com) – Après avoir nettement rebondit la semaine dernière, notamment en raison de l’apaisement des craintes au sujet de la dette européenne (suite à ce que la BCE ait annoncé la prolongation de ses achats d’obligations d’Etat), la monnaie européenne repartait à la baisse cette semaine.

Les craintes au sujet de la possible propagation au sein de la zone euro des problèmes de dette de la Grèce et de l’Irlande se sont en effet accentuées, après que les ministres des finances de l’Eurogroupe aient échoué à trouver un accord sur de nouvelles mesures permettant de contrer la crise de confiance dont souffre la dette européenne, et donc l’euro.

Réunis à Bruxelles mardi soir, ceux-ci devaient notamment discuter d’une éventuelle augmentation des capacités du fonds de soutien mis en place suite à la crise grecque, et qui a récemment été utilisé au profit de l’Irlande. Parmi les autres pistes qui avaient été envisagées, on retrouvait également l’idée d’euro-bonds, obligations qui seraient émises au niveau européen.

Cependant, la réunion des ministres de l’Eurogroupe n’a débouché sur aucune décision, ceux-ci ayant surtout étalé leurs divergences d’opinion en ce qui concerne l’attitude à adopter face à la crise qui secoue la zone euro et sa monnaie.

Face à ce manque de cohésion en ce qui concerne la gestion de cette crise, l’inquiétude du marché a donc été renforcée, entrainant de nouveau l’euro dans une nette tendance baissière.

On notera également que la monnaie européenne était pénalisée jeudi par la décision de l’agence Fitch Rating d’abaisser de trois crans la note de la dette de l’Irlande (de A+ à BBB+), d’autant plus qu’elle a précisé qu’il n’est pas exclu que le pays soit contraint de restructurer sa dette à terme.

A noter également qu’en plus d’être pénalisé par la crise de la dette de la zone euro, la monnaie européenne souffrait cette semaine d’un regain d’intérêt des investisseurs pour le billet vert.

L’administration Obama a en effet conclu un accord avec les Républicains au sujet de l’adoption d’un package de mesures économiques et fiscales de 600 à 800 milliards de dollars, qui devrait nettement profiter à le reprise américaine.

Ces annonces ont d’autant plus profité au dollar qu’elles ont également poussé à la hausse les rendements des bons du Trésor US (en raison de la perspective de voir la dette US alourdie par ces mesures), ce qui a occasionné une demande accrue bénéfique à la devise américaine.

Enfin, on rappellera que la journée de vendredi, la plus chargée de la semaine en termes de publications macroéconomiques, aura aussi été l’occasion de voir le dollar bénéficier de l’actualité.

Plusieurs statistiques américaines satisfaisantes ont en effet été publiées, avec notamment un déficit commercial bien moins important que prévu en octobre, à 38,7 milliards de dollars contre 43,8 milliards anticipé par le consensus.

Les prix à l’import affichaient également une vive progression de 1,3% au mois de novembre, alimentant ainsi les spéculations sur un futur relèvement des taux de la Fed, qui serait destiné à contenir l’inflation, mais qui augmenterait aussi l’attrait du dollar en améliorant sa rémunération.

L’indice de confiance de l’Université du Michigan venait lui aussi alimenter l’appétit pour le dollar des investisseurs, en atteignant les 74,2 points, contre seulement 72 anticipé par le consensus.

D’un point de vue technique, la tendance générale de la paire EUR/USD reste donc baissière, tant en données horaires que journalières. On notera toutefois que les vagues de baisse de cette semaine semblaient moins vigoureuses que lors des semaines précédentes, ce qui doit néanmoins plus être attribué au traditionnel manque de liquidité du marché en fin d’année qu’à un apaisement des craintes au sujet des dettes de la zone euro.

Au niveau des seuils importants pour la semaine prochaine, on pourra retenir les zones de résistance des 1,3260, 1,3320 et 1,34, ainsi que les supports des 1,32, 1,3160 et 1,3050.