Actu Forex – Dossier Grec : Professeur forex fait le point sur les mesures prises lors du sommet Européen

(ProfesseurForex.com) – Si les marchés ont accueillie le sommet Européen en fanfare, la classe politique reste divisée à propos des solutions apportées à la crise de la dette des pays périphériques.En effet pour certain il s’agit de colmatage tardif alors que pour d’autres la réponse est excellente et profonde.

Alors qu’en est-il exactement? De quoi parlons nous? Professeur forex vous fait le débriefing de ce sommet qui aura eu le mérite d’endiguer la contagion alors que les projecteurs se braquent désormais sur les États-Unis et le désaccord entre l’administration Obama et les républicains sur la dette de 14 000 Milliards

Ainsi le nœud du problème était la Grèce qui malgré la première enveloppe de 110 Milliards d’Euro, était toujours sous la pression des agences de notation faisant exploser les taux auxquels la République Hellénique doit se refinancer sur les marchés privés. Impossible donc pour la Grèce de retourner se financer sur un marché pratiquant des taux de 17%, même après avoir bénéficier de 110 Milliards.

Qu’à cela ne tienne. Les dirigeants de la zone Euro se sont mis d’accords pour accorder une seconde aide équivalente pour donner le temps à la Grèse de retrouver une certaine compétitivité et que les taux se détendent sur les marchés privés. Georges Papandreou s’est donc vu octroyer 109 Milliards tout frais à des conditions bien plus avantageuses. Cet fois le secteur privé doit mettre la main à la patte sous réserve que le gouvernement réussisse à glaner 28 Milliards des privatisations durant les trois prochaines années. La Grèce voit donc sa souveraineté sérieusement diminuer et doit désormais se coltiner un nouveau majordome détaché spécialement de Bruxelles : Horst Reichenbach, vice-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Mais alors d’où vient tout cet argent frais?

Alors que la Grèce avait été financé jusqu’à présent par des prêts bilatéraux, d’Etats à Etats, c’est désormais le Fonds Européen de stabilité financière (FESF) qui sera mis à contribution pour acheter les obligations Grecques et fournir des garanties aux investisseurs privés qui voudront bien risquer de réinvestir dans cette dette qui représente 150% du PIB Grec.

Le FMI est également de la partie et devrait financer le tiers du plan à hauteur d’environ 36 Milliards d’Euros. Ce FESF de 440 Milliards est l’ultime bouclier de la zone Euro pour restructurer les banques, financer les dettes et contrecarrer les attaques des spéculateurs mal intentionnés.

Quid du secteur privé que l’Allemagne voulait absolument voir passer à la caisse?

Cette contribution « volontaire » devrait avoisiner les 50 Milliards mais disséquons donc ce chiffre rond. 12,6 Milliards seront effectivement des pertes sèches pour les banques au travers du rachat des obligations grecques sur le marché secondaire par le FESF alors que les 37 Milliards restant ne consiste qu’au réinvestissement des anciens détenteurs d’obligations arrivant à échéance dans de nouvelles obligations Grecques avec le même taux de rendement. (Et non pas 17% comme il se pratique désormais sur les marchés privés)

La menace d’une taxe bancaire sur les transactions financière aura eu le mérite de déclencher se « volontariat ».

Et la Banque Centrale dans tout ça?

Et bien disons que l’honneur est sauf même si Jean Claude Tricher a dû consentir à un « défaut technique » induit par une restructuration « partielle ». En effet la BCE n’aura rien à voir avec le FESF et se contentera d’accepter les obligations Grecques comme collatéral même si les agences de notation déclaraient la Grèce en défaut de paiement.

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