Dossier dette Européenne : L’année de tous les dangers

(ProfesseurForex.com) –L’année de tous les dangers

Il y avait une époque où tout le monde croyait en l’Euro et ses bénéficiaires. Des années fastes pendant lesquelles la confiance régnait… Aujourd’hui les États luttent pour garder la tête hors de l’eau et une ombre s’installe au-dessus de l’Europe hypothéquant sérieusement les espoirs de rétablissement.

Qu’est-il arrivé durant la première moitié de 2011? Trop de nouvelles à propos de la crise de la dette, de la défaillance politique, des manifestations populaires, de la renonciation des États et des dégradations de ces chères agences de notation… Mais l’Euro reste au dessus de 1,40! Pour l’instant…

Pourquoi donc?

Nous allons tenter de vous l’expliquer dans une série de chapitres que vous devriez imprimer et prendre avec vous cet été à la plage avec votre mohito. Vous pourrez en tirer vos propres conclusions, pendant que le monde est en train d’écrire l’histoire.

La crise de la dette Européenne.

Miraculeusement, peu de gens se faisaient l’écho de la crise de la dette souveraine Européenne durant les premiers mois de 2011. La zone Euro nageait dans des eaux calmes en dépit de quelques dégradations des PIGS qui n’auront pas d’impact majeur sur les stratégies d’investissement sur l’Euro.

Malheureusement les eaux ont commencé à se troubler début Avril et les projecteurs se sont braqués sur le Portugal qui allait avoir besoin d’une aide financière conséquente. Les mauvais souvenirs de 2010 étaient de retour…

L’effondrement du gouvernement Portugais

Les aides à la Grèce ainsi qu’à l’Irlande de 2010 n’ont pas réussi à stopper la contagion et d’autres pays ont été rattrapé par la crise des subprimes. Ainsi le Portugal est devenu le troisième pays à bénéficier de la solidarité financière des poids lourds de la zone Euro.

L’aide est intervenue après une crise politique suite à la démission du Premier Ministre Jose socrate devant le refus du Parlement de voter un plan d’austérité qui aurait permis en théorie de se passer de l’aide Européenne.

Le Portugal dont on avait accordé le bénéfice du doute jusqu’à présent, étant donné que les vautours du marché étaient déjà assez occupé avec les misères de la Grèce, allait être rattrapé par le jeu de domino machiavélique qui se mettait en place. Le Portugal n’avait alors plus d’autre choix que de réclamer la miséricorde de l’UE.

Mais ce n’est pas grave! Le PIB du Portugal ne pèse pas lourd face à ceux de la France, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Espagne… L’UE va donc faire œuvre de charité en acceptant toujours plus de dette « toxique » en collatéral à hauteur de 78 Milliards pour être précis.

La dette souveraine Portugaise sera dégradée le 5 juillet de 4 crans, la plaçant dans la catégorie des actifs dit « spéculatif » obtenant le privilège de rejoindre le sort de la Grèce. Désormais c’est un second plan d’aide qui est sut toutes les lèvres étant donné que cette première aide n’aura pas été suffisante.

La Grèce a besoin d’un second plan de sauvetage

Le 6 mai, un article incendiaire dans le quotidien économique Spiegel à propos de la Grèce menaçant de quitter la zone Euro, met le feu aux poudres, achevant avec précision son but d’effrayer les marchés en attirant le regard sur les pires scénarios possibles. Des scénarios bien pires qu’une simple restructuration de la dette. Il s’agissait d’un rapport écrit dans l’intention de démontrer l’insoutenabilité de la situation dans laquelle s’est fourrée la République Hellénique.

Même si la Grèce n’avait jamais émis l’intention de quitter la zone Euro, le mal était fait et la confiance des investisseurs s’est effritée devant la possibilité d’un démembrement de la zone. Depuis ce jour les Chefs d’États doivent encore une fois sauver les PIGS d’un défaut de paiement étant donné que ces derniers sont dans l’incapacité de mener à bien les plan d’austérité requis lors du premier plan de sauvetage.

En quelques jours, la Grèce s’est vu forcé de demander plus de liquidité à la BCE ainsi qu’au FMI. Après une période d’incertitude le gouvernement Grec survit au vote de confiance du Parlement à propos du programme d’austérité explicitement voulu par Angela Merkel. A la suite de ce vote, la dernière tranche de 12 Milliards du premier plan de sauvetage est débloquée afin que la Grèce puisse régler ses obligations arrivant à échéance.

Cette dernière tranche est mince si on la compare au second plan de sauvetage en ce moment à l’étude au sein de l’UE et qui sera compliqué de mettre sur pied d’ici la mi-septembre.

Aujourd’hui, 2 mois après ce terrible 6 Mai, le problème sans fin de la dette souveraine Européenne semble s’achever laissant un arrière goût amer. Alors que les peurs qui avaient refait surface à propos de la Grèce avaient été endigué suite au vote Grec, le sentiment qui dominait restait que le sauvetage de l’Euro ne marche pas. Ceci pour la simple et bonne raison que les chefs d’États Européens considèrent toujours la crise comme une crise liquidité au lieu d’une crise de solvabilité.

Combien de temps Bruxelles va contempler hagard, cette dette abyssale? Malgré l’unité politique affichée par les dirigeants Européens, personne n’est dupe, et à moins d’un un virage à 360° dans la posture adoptée, les problèmes vont s’empiler et la situation que nous vivons aujourd’hui pourrait n’être que la partie émergée de l’Iceberg.

Une chose semble claire, les gouvernement sont en train de rédiger la leçon sur « comment ne pas réussir à solutionner une crise de la dette souveraine ».

Espagne et Italie, dégradation et révolte de la rue

En Italie ainsi qu’en Espagne, les troisième et quatrième économie de la Zone Euro respectivement, les gouvernements ont également du faire face à une première moitié d’année 2011 relativement chargée du point de vue de la dette.

En Espagne, alors que le pays n’éprouve pas trop de difficulté à financer sa dette sur les marchés privés, le chômage s’établit à 20% et 50% chez les jeunes de18-25ans auquel on ajoute les mesures d’austérité mise en place, la morosité ambiante a mené à un mouvement social répondant au nom des « Indignés ».

D’autre part, le gouvernement Espagnol a essuyé une défaite cuisante aux élections régionales qui a ravivé les craintes étant donné que les nouveaux élus pourraient faire apparaître des finance moins saines que leur prédécesseurs ne les avaient estimé.

En Italie, le pays s’est attelé à réduire les dépenses et augmenter les revenus ces deux prochaines années après que Standard and Poor’s ait revu son jugement stable à négatif quant à la solvabilité de l’Italie à la fin du mois de Mai. En effet l’Italie peine sérieusement à repartir de l’avant. En effet il existe un sérieux problème de gouvernance avec un président plus absorbé par ses déboires judiciaires que la croissance de son pays…

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