L’Italie risque d’être la nouvelle Grèce

Dans l’édito d’aujourd’hui, initialement, il était prévu d’évoquer l’impact des ETFs, ces nouveaux produits financiers, sur la hausse du cours des matières premières. Cependant, l’actualité aidant, c’est un autre sujet lié à la spéculation financière qui sera l’objet de cet article.

L’Italie, d’abord attaquée par les agences de notation financière, est maintenant dans la ligne de mire des spéculateurs et des fonds d’investissement. Ce n’est pas tant la note de la dette italienne que les spécificités de cette dette qui provoquent l’inquiétude des marchés financiers. En effet, la note de la dette de long terme du pays est correcte, notamment au regard d’autres pays européens. Placée sous perspective négative en mai par S&P, l’Italie est néanmoins notée A+ par l’agence de notation, Aa2 par Moody’s et AA- par Fitch. Loin des niveaux atteints par la Grèce, l’Irlande ou le Portugal.

En fait, la crise souveraine grecque et le risque de contagion, psychose largement alimentée par les agences de notation, ont mis en évidence, au yeux des investisseurs, les faiblesses de la dette italienne. De quoi largement alimenter la spéculation. Depuis mai et la décision de S&P, la spéculation n’a cessé d’enfler, les opérateurs vendant leurs obligations et achetant des CDS, normalement utilisés pour se protéger contre un risque de défaut de paiement. Cependant, au cours des derniers jours, le phénomène s’est amplifié à un rythme inquiétant puisque les taux italiens à dix ans évoluent désormais à des niveaux records, proches de la fourchette de 5.5%/5.7% qui est traditionnellement considérée comme critique par les banques.

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