Les nouvelles économiques du 22 novembre 2011

L’évènement de la veille fut l’avertissement de Moody’s à la France alors que l’agence s’est donnée trois mois pour étudier s’il y avait lieu de revoir la perspective « stable » d’évolution de la note. L’agence a estimé qu’une hausse des taux des obligations françaises sur les marchés financiers et des perspectives de croissance économique détériorées risquaient d’avoir des conséquences négatives sur la note de la dette du pays.

L’agence a notamment rappelé que « la semaine dernière, l’écart de taux entre les titres à 10 ans français et allemands ont dépassé 200 points de base (2 points de pourcentage), un record depuis la création de la zone euro« . Moody’s a également calculé qu’une hausse de 100 points de base (1 point) des taux d’intérêt entraîne un surcoût de trois milliards d’euros par an ce qui complique considérablement la tâche du gouvernement pour réduire les déficits (lire l’article de notre Rédacteur en Chef, Christopher Dembik, dans Le Nouvel Obs)

A noter aussi que le FMI a annoncé avoir reçu officiellement une demande d’aide financière de la part de la Hongrie. Une requête similaire a été transmise à la Commission Européenne. Rappelons que la Hongrie fut le premier pays de l’UE à bénéficier en 2008 d’une aide internationale de 20 milliards d’euros.

Encore et toujours, c’est la BCE qui est mise en avant pour résoudre la crise de la dette. Ainsi, Jacek Rostowski, ministre des Finances polonais a jugé que les européens ont uniquement le choix entre « une intervention massive de la BCE « pour sauver la zone euro« , et « la catastrophe » d’un « désastre économique historique« , dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il a également ajouté que les européens ont trop tardé à mettre en place le FESF.

Dans le domaine macroéconomique, le seul indicateur ayant un certain intérêt fut le déficit commercial italien à l’égard des pays hors de l’UE qui a été divisé par deux en octobre, à 808 millions d’euros selon l’Istat. Ce résultat est dû à une progression des exportations de 8,4% sur un an alors que les importations n’ont augmenté que de 1,9% dans le même temps.

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