Forex – EUR/USD : Commentaire de la semaine du 16 au 20 janvier 2012

(ProfesseurForex.com) – C’était un vendredi 13. Un mois après avoir placé sous surveillance les notes de l’ensemble des 17 États membres de la Zone Euro, l’agence Standard & Poor’s (S&P) décidait d’en abaisser 9. La France et l’Autriche perdent leur AAA (que la France possédait depuis 1975). Les deux pays sont désormais notés AA+.

La France garde malgré tout la confiance des marchés et le trésor Français n’a eu aucune difficulté pour lever tout au long de la semaine près de 10 milliards d’Euros, à des taux en baisse (1,89 % à 5 ans, contre 2,82 % le mois dernier).

C’est principalement l’absence de gouvernance au sein de la Zone Euro (aucun accord pour dégager les ressources nécessaires ou renforcer la flexibilité des outils comme le FESF ou MES) qui inquiète l’agence… et lui fait craindre une accentuation des difficultés. L’agence montre également du doigt le fait que l’austérité budgétaire soit la seule réponse apportée à la crise alors que ce sont les divergences de compétitivité entre les pays qui sont le nœud du problème.

Seule l’action de la BCE ( prêt de 500 milliards à 3 ans au système bancaire) a été jugée décisive pour éviter un durcissement des conditions de financement et une détérioration plus significative des perspectives de croissance.

Lundi, le marché ouvrait sur un Gap baissier mais la paire reprenait finalement le chemin de la hausse sans aller tester le seuil de 1,27, au cours d’une séance plutôt calme en raison de l’absence des américains et du peu de statistiques à se mettre sous la dent.

Seule la sortie de Moody’s venait troubler la quiétude ambiante, en rappelant que la note des pays Européens serait actualisée au cours du premier trimestre. La paire ne réalisant pas de plus bas, il était d’ores et déjà permis de penser que les dégradations avaient été entièrement digérées et prises en compte par le cours EUR/USD.

Mardi, l’Euro s’offrait une bouffée d’air frais en dépit de la dégradation du FESF, galvanisé par la croissance toujours aussi vigoureuse du côté de le l’empire du milieu (9,2 % !), une croissance à faire pâlir d’envie n’importe quel pays occidental…

La paire allait donc tester le seuil de 1,28 Dollar, soutenue tout au long de la journée par les adjudications satisfaisantes du FESF et l’Espagne. Les déclarations de la BCE se disant prête à faire plus pour endiguer la crise ont également largement profité à l’Euro qui trouvait néanmoins une forte résistance sur le seuil de 1,28 Dollar.

La nuit de Mardi à Mercredi voyait la paire s’apprécier de nouveau lors de la séance asiatique mais décliner ensuite suite aux déclarations de Fitch qui annonçait la dégradation prochaine de certains pays de la Zone Euro.

La révision à la baisse des perspectives de croissance au sein de la Zone Euro par la banque mondiale pesait également sur l’Euro mais ce dernier rebondissait fortement et enfonçait le seuil de 1,28 Dollar alors que le FMI faisait part de sa volonté de lever 600 milliards de Dollars afin de se doter des ressources nécessaires pour continuer son action en Europe.

Jeudi, la paire profitait du clair support haussier qui se dessinait depuis le début de la semaine et rebondissait inlassablement à son contact, les opérateurs restant optimistes puisque de nouvelles adjudications de dette à moyen terme se passaient très bien en Espagne ainsi qu’en France.

L’Euro corrigeait légèrement en début d’après-midi suite à des bons chiffres de l’emploi US et un net ralentissement de l’inflation en décembre. La paire repartait néanmoins à la hausse après que l’indice de fabrication de la FED de Philadelphie se soit révélé très décevant.

Vendredi, la paire restait bien orientée mais le seuil de 1,30 Dollar a fait office de forte résistance comme on pouvait s’y attendre. L’Euro corrigeait donc nettement mais allait trouver un support sur le seuil de 1,29 Dollar. Peu de statistiques étaient à même d’influencer le cours et les opérateurs restaient dans l’expectative, une réunion cruciale entre la Grèce et ses créancier devant se tenir dans la soirée.

Les partie en présence (FMI, UE, commission, organisation bancaire mondiale) ont une nouvelle fois échoué à trouver un accord sur le montant de la décote qui devrait représenter de 60 à 80 % de la dette détenue par les banques.

La bombe à retardement Grecque n’est donc toujours pas désamorcée et qui sait ce que provoquera le défaut organisé de la République Hellénique sur les marchés financiers et notamment le Forex… Une stabilisation de la crise en Europe ou bien un tremblement de terre à cause du marché des CDS adossés à la dette Grecque?

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