Forex – EUR/USD : Revue de l’actualité de la semaine du 13 au 17 février

(ProfesseurForex.com) – Lundi la paire se reprenait lors de la séance asiatique suite au vote du parlement Grec des mesures d’austérité réclamées par la Troïka, avant de plonger contre tout attente. Le marché a une fois de plus acheté la rumeur avant de vendre la nouvelle et la paire retournait au contact de 1,31. Les commentaires du leader du parti Grec de la nouvelle démocratie n’était pas pour rassurer les marchés étant donné que ce dernier a clairement affirmé qu’en cas de victoire aux élections nationales d’avril, il amenderait le plan d’austérité. Une nouvelle peu du goût de l’Eurogroupe et des marchés.

Mardi, la paire tentait un rebond haussier (Indice ZEW meilleur qu’anticipé) vite avorté par la sortie de Moody’s qui procédait également à sa brochette de dégradations de début d’année. Le royaume-Uni, la France et l’Autriche sont désormais sous perspective négative, augurant peut être d’une dégradation dans les trois mois à venir… D’autre pays étaient moins chanceux et se voyaient rétrogradé d’un cran sur l’échelle de notation de l’agence. L’Italie, Malte, le Portugal, la Slovaquie et la Slovénie ont été dégradé d’un cran pendant que l’Espagne perdait deux crans. Moody’s justifie sa décision en raison de « l’incertitude entourant, premièrement, les perspectives de réformes structurelles du budget et de l’économie de la zone euro et, deuxièmement, les ressources qui seront mises à disposition pour faire face à la crise ». Autre facteur d’explication selon Moody’s, « le fait que les perspectives pour l’économie européenne sont de plus en plus médiocres, ce qui menace la mise en œuvre des programmes d’austérité et les réformes structurelles nécessaires pour promouvoir la compétitivité ». Enfin, Moody’s s’inquiète de ce que ces incertitudes continuent de peser sur la confiance des marchés. La paire enfonçait le seuil de 1,31 avant de rebondir lors de la séance asiatique, les traders étant rassuré par le peu d’impact de la sortie de Moody’s sur les taux obligataires de la Zone Euro.

Mercredi, l’entrée en récession de la Zone Euro au dernier trimestre 2011 n’était pour rassurer les investisseurs en dépit de la progression surprise de 0,2 % du PIB de la France. D’autre part, les fuites faisant état d’un agacement palpable de certains pays de l’Eurogroupe vis-à-vis de la Grèce minait le moral des traders qui y voient l’éventualité d’un report du plan d’aide de l’UE, notamment en raison de la perspective d’un amendement du plan d’austérité après les élections nationales Grecques. La cinquième année de récession de la Grèce – 7 % en 2011, ravivait également le spectre d’une sortie de la Grèce étant donné que la Grèce reste embourbée dans une spirale économique très sombre. Le bon empire state manufacturing index accentuait la baisse l’après-midi et le vote du parlement Européen en faveur de la création d’Euro-bonds n’y changeait rien.

Jeudi, après une prolongation de la baisse durant la séance asiatique, la paire enfonçait brièvement le seuil très psychologique de 1,30 Dollar avant de vivement rebondir l’après-midi en raison d’une nouvelle sortie de Ben Bernanke dont le discours ne plait décidément pas au marché ainsi que la déclarations d’officiels Européens confiant quant à un accord lundi pour débloquer les fonds promis à la République Hellénique. D’autre part, le journal Allemand Die Welt annonçait les grandes manœuvres du côté de la BCE qui, nous le savons désormais, va être la pierre angulaire de la restructuration de la dette Grecque. La BCE, ayant racheté les obligations Grecque à vil prix, devrait revendre les obligations qu’elle détient au FESF à prix comptant et offrir la différence à la Grèce dans le cadre du plan d’aide. La paire repassait au-dessus de 1,31 Dollar.

Vendredi, la paire continuait sa hausse mais ne parvenait pas à enfoncer le seuil de 1,32 Dollar en raison des déclarations des États-Unis qui ne seraient plus enclin à renflouer le FMI afin de lui permettre d’aider la Grèce. Nous apprenons finalement aujourd’hui qu’un effort de 13 milliards devrait tout de même intervenir. En effet, les États-Unis sont obligés de souscrire au FMI si le fonds devait être renfloué afin de ne pas perdre sa position dominante qui leur permet d’avoir une sorte de droit de veto. La paire restait tout de même au-dessus de 1,31, l’optimisme nourrissant les traders pour lundi restant prépondérant sur le forex.

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