Forex EUR/USD : Revue de l’actualité de la semaine du 27 Fevrier au 01 Mars

(ProfesseurForex.com) – Lundi la paire entamait la semaine sur une touche baissière avec une rapide intrusion sous la barre des 1,34 Dollar avant de se reprendre à la mi-journée. L’ambiance était donc pessimiste à l’ouverture en raison du G 20 des ministres des finances à Mexico lors duquel l’Europe s’est vue demandé de doper les fonds du MES en échange d’une augmentations des fonds du FMI qui pourraient venir compléter le par-feu Européen pour juguler la défiance des marchés vis-à-vis de la Zone Euro. Le vote du Bundestag à une large majorité en faveur d’une aide à la Grèce soutenait l’Euro l’après-midi qui se maintenait aux alentours de 1,34, en dépit du fait que Angela Merkel ait rappelé qu’elle ne voyait pas l’intérêt au jour d’aujourd’hui de doper la capacité du futur MES via une éventuelle fusion avec le FESF. A noter, la BCE stoppait pour la seconde semaine d’affilé son programme de rachat de dette des pays en difficulté de la Zone Euro.

Mardi, l’Euro se renforçait pendant la nuit mais l’ouverture retournait tester le seuil de 1,34 suite à la dégradation du FESF par S&P ainsi que la rétrogradation de la Grèce en défaut partiel. Néanmoins, le bon Indice de sondage de la consommation Allemand Gfk ainsi que l’adjudication réussi Italienne à 10 ans avec des taux en baisse permettait à la paire de se maintenir au-dessus de 1,34 Dollar. L’après-midi, les ventes au détail décevantes américaines (-4% contre -0,8 % anticipé) ne profitaient pas à l’Euro alors que le bon indice de confiance américain (70,8 contre 61 précédemment) venait renforcer le Dollar. La paire rebondissait néanmoins sur 1,34 Dollar, le marché anticipant l’effet haussier du LTRO du lendemain.

Mercredi, le LTRO faisait légèrement réagir le marché du Forex, mais pas énormément, le montant du LTRO se trouvant être assez fidèle au consensus, à 528 milliards d’Euro. Les marchés anticipaient une opération plus conséquente que lors du premier LTRO. La nouvelle avait déjà été largement intégrée dans les cours et après une légère correction baissière, la paire se maintenait avant les déclarations de Ben Bernanke le Congrès Américain. Le Timonier de la FED avançait que le chômage baissait plus rapidement que prévu et qu’un QE3 n’était pas d’actualité, des nouvelles qui renforceront fortement l’optimisme vis-à-vis du Dollar et la paire abandonnait le seuil de 1,34 Dollar.

Jeudi, la paire consolidait suite au rallye baissier de la veille et se maintenant au-dessus des 1,33 Dollar, notamment grâce a de bonne adjudications d’obligations Italiennes, Espagnoles et Françaises avec des taux en baisse, sous l’effet nette du LTRO de la veille. L’euro était également soutenu par les déclarations de l’ISDA pour qui la restructuration consenti de la dette Grecque ne serait pas considérée comme un événement de crédit, écartant le vieux serpent de mer du déclenchement des CDS adossés à la dette Grecque alors que l’on apprenait que le marché ne représentait apparemment plus que 3 milliards d’Euros… Les mauvaises statistiques américaines et notamment l’indice ISM manufacturing peu encourageant soutenaient la paire. Les échos venant du conseil Européen étaient également plutôt de nature à soutenir l’Euro, le feu vert étant donné à la Grèce pour se refinancer auprès du FESF. La Troïka a décidé que la Grèce avait remplit sa part du contrat en votant un plan d’austérité draconien.

Vendredi, l’Euro s’écroulait et abandonnait le seuil de 1,33 pour aller tester le support de 1,32 Dollar dans un baisse sans discontinuité tout au long de la journée. La monnaie était donc déstabilisée par le repli inattendu des ventes au détail en Allemagne, qui ont reculé de 1,6 % sur le mois de janvier, contre +0,5 anticipé d’après Destatis. L’Euro pâtissait donc de cette crainte de voir la locomotive de la Zone Euro mettre un genoux à terre en ce début d’année si la consommation ne rebondit pas. Dans ce contexte, la signature du pacte budgétaire (instituant une règle d’or qui reste à être institutionnalisé par voie parlementaire) n’était pas non plus pour rassurer les investisseurs quant à la conjoncture macro-économique de la Zone Euro. En effet, si la signature de ce pacte au niveau Européen (sans le Royaume-Uni et la République tchèque) montre l’unité de l’Europe face à la défiance des marchés, il n’en reste pas moins que ce pacte budgétaire induit l’austérité et donc une réduction de la demande globale qui pèsera sur la croissance en Europe. Les mauvais chiffres venant d’Italie et d’Espagne donnait également du grain à moudre aux baissiers (l’Espagne prévoit un déficit budgétaire de 5,8 % en 2012 et l’Italie communiquait une croissance faiblarde de 0,4 % pour 2011. Les différents son de cloche à la fin du sommet Européen parmi les officiels n’étaient pas non plus pour soutenir l’Euro, Herman Von Rompuy parlant de « tournant » dans la crise alors que la chancelière Allemande avouait que la crise n’était toujours pas finie.

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