Actu Forex – Zone Euro : Italie, Portugal, Espagne, France, le point sur la conjoncture économique et politique

(ProfesseurForex.com) –Tour d’horizon de la conjoncture dans les pays de Zone Euro où nombreux sont ceux qui traverse une récession.

Italie : L’effet Super Mario s’estompe

L’aura du réformateur Monti semble s’estomper et la situation économique reste préoccupante comme en attestent les forts taux d’emprunt que doit se résigner à payer la botte aux banques et autres fonds qui investissent dans la dette des États (plus de 5,5 % actuellement pour le taux à 10 ans). En effet, le pays est déjà entré en récession et les perspectives de croissance s’assombrissent. Les dernières estimations envisagent un recul de 1,2 % du PIB de l’Italie pour l’année 2012.

Le retour à l’équilibre budgétaire est a été annoncé pour 2014 par le gouvernement Italien.

Espagne : Madrid entre dans l’arène

Le pays vient de rejoindre l’Italie dans la récession et concentre actuellement toute l’attention des marchés. Malgré une dette en dessous de la moyenne de la Zone Euro (70 % du PIB contre 95 % en moyenne dans la zone Euro) le pays continue de souffrir de l’éclatement de sa bulle immobilière. Mariano Rajoy doit faire face à la récession, un chômage massif (quasiment le quart de la population active), un système bancaire grandement fragilisé par les créance immobilières insolvables(plus de 10 % des actifs des banques Espagnoles sont ainsi qu’aux régions. Ces dernières ne semblent pas se sentir obligées par le pacte budgétaire et, contrairement à l’État Espagnol, plombent le déficit budgétaire du pays.

Le retour dans les clous du pacte de budgétaire est prévu pour 2013 mais cette promesse sera probablement difficile à tenir.

Portugal : Un autre plan d’aide ? svp

Le Portugal, qui fait parti du tristement célèbre club des PIGS, comme s’amusent à les appeler la presse anglo-saxonne, arrive à se faire oublier des marchés. Les commentaires favorables de la Troïka en raison de l’exploit d’avoir réussi une réduction significative de son déficit budgétaire (4,2 % du PIB en 2011 contre 5,9 % demandé par la Troïka). Néanmoins, si Lisbonne échappe pour l’instant au radar du marché,c’est uniquement parce que le pays bénéficie des taux préférentiels du FESF (Fonds Européen de Stabilisation Financière), qui emprunte au nom de toute la Zone Euro pour ensuite prêter au pays à un taux soutenable. Car si l’on regarde du côté des marchés financiers, le taux demandé pour les emprunts à 10 ans du Portugal sont toujours au-dessus de 10 %.

Les perspectives de croissance sont également déprimantes avec un recul de 3,4 % anticipé pour 2012. Les Lisboètes clament néanmoins à qui voudra l’entendre qu’ils couperont de cordon avec le FESF en septembre 2013. Espérons que l’Allemagne aura fait un nouveau pas en avant quant à la fédéralisation de la dette Européenne.

France : Passera, passera pas ?

Notre pays entre dans une période charnière mais aborde ce tournant avec une économie qui se maintient difficilement en croissance. Une croissance famélique certes, mais cette caractéristique commence à se faire si rare au sein de la Zone Euro que nous n’oublions pas de le mentionner. La renégociation qu’engagera le social-démocrate (en cas de victoire le 6 Mai) en faveur de la croissance, plutôt que l’austérité à tout prix, pourrait provoquer des remous sur les marchés (écartement des spreads des dettes avec l’Allemagne). François Hollande laisse planer le doute sur sa volonté d’inscrire la règle d’Or dans la constitution et donc de ratifier le pacte budgétaire afin d’obtenir des concessions de la part de l’Allemagne. En effet, François Hollande est un partisan des Euro-obligations et d’une politique monétaire plus accommodante Si les Français offraient un second mandat à Nicolas Sarkozy, ce dernier devrait continuer à marcher main dans la main avec Angela merkel puisque les deux chefs d’Etat semblent partager les même vues économiques.

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