Forex – EUR/USD : Retour sur l’actualité de la semaine du 07 au 11 Mai

(ProfesseurForex.com) – Lundi 07/05

Après une ouverture en Gap très baissier, l’Euro reprenait des couleurs et rebouchait presque ce Gap béant au milieu des graphes. Mais ce n’est pas l’élection présidentielle Française qui a mis le feu aux poudres. Ce sont les législatives Grecques qui ont tendu le marché. En effet, la gauche radicale et l’extrême droite se sont renforcés au détriment des deux partis historiques du Pasok et de la Nouvelle démocratie avec pour conséquence l’impossibilité de dessiner une coalition gouvernementale sans engager des pourparlers. Les taux en baisse des emprunts à court terme venaient confirmer que ce n’était pas la France qui avait déclenché ce vent de panique. Lors de la déclaration de S&P, on comprenait également que la France avait gagné une année de répit alors que chacun attendait le moment fatidique où l’agence allait dégrader une nouvelle fois l’hexagone. La paire prenait donc le chemin de la hausse et ni le fort recul de la production Espagnole ni la chute de l’indice de confiance des investisseurs Sentix ne venait casser la tendance haussière qui s’installait en ce lundi. En effet, les propos fermes de la chancelière Allemande venaient convaincre le marché que les effort budgétaires ne seraient pas remis en cause. L’inflexibilité de l’Allemagne profitait à l’Euro dont les pays détenteurs doivent de toute façon réduire la voilure sous peine d’écartèlement des taux avec l’Allemagne. Le rebond surprise des commandes industrielles Allemandes était également d’un soutien certain à la hausse de l’après-midi.

Mardi 08/05

La paire n’est pas parvenue à reboucher entièrement le Gap et a repris le chemin de la baisse dès l’ouverture des marchés Londoniens avant de fluctuer sans tendance, les opérateurs attendant la première statistique importante de la journée, la production industrielle Allemande. L’Euro se reprenait en raison de la hausse surprise de l’indice mais les déclarations du leader de la coalition de gauche Syriza déclenchaient une forte correction à la baisse qui renvoyait l’Euro en-dessous de 1,30 Dollar. Le leader de Syriza a annoncé que les promesses de sauvetage du pays en échange d’une austérité drastique étaient caduques et qu’il ne rejoindrait pas un gouvernement d’Union. Seul un gouvernement de gauche trouvera grâce à ses yeux. Les propos de Jose Manuel Barroso venaient soutenir l’Euro un peu plus tard puisque ce dernier demandait une rapide augmentation de 10 milliards d’Euros du capital de la Banque Européenne d’investissement (BEI). La paire se reprenait vivement en fin de journée après que le leader du parti Grec de la Nouvelle Démocratie ait déclaré que le gouvernement pourrait s’accommoder d’une coalition minoritaire au Parlement et qu’il ne voulait pas de nouvelles élections.

Mercredi 09/05

Après une légère hausse lors des premiers échanges, la paire a lentement décliné sans avoir eu l’occasion de retourner au-dessus de 1,30 Dollar au contact duquel nous avons observé une forte pression baissière, le marché restant inquiet vis-à-vis de l’impasse politique Grecque. La déclaration du porte parole du gouvernement Allemand déclenchait un vent de panique sur la paire peu après 14h. En effet, l’Allemagne aurait décidé de reporter l’entrée en vigueur du mécanisme de stabilité Européen (MES). La baisse se prolongeait après qu’une rumeur de marché ne laisse entendre que la tranche d’aide de 5,2 milliards d’Euros ne serait pas versée à la Grèce. 4 milliards seront finalement versé, l’autre milliards restant en « otage »… La paire se reprenait en fin d’après-midi après que nous apprenions que que le leader du Pasok et le leader de la coalition Syriza avait signé une lettre d’engagement dont la teneur n’a pas été communiquée. Cette sortie laissait néanmoins présagé des progrès dans l’objectif de formation d’une coalition gouvernementale. L’optimisme rechutait en fin de journée et l’Euro retournait au contact des 1,2925 Dollar.

Jeudi10/05

C’est la BCE qui faisait faiblir l’Euro le matin en révisant à la baisse ses perspectives de croissance pour l’année 2012 dans son rapport mensuel. L’institution Européenne anticipe désormais une contraction de 0,2 % du PIB au sein de la zone Euro contre -0,1 % précédemment. L’Euro accusait le coup et effaçait tous ses gains glanés lors de la séance asiatique. Par ailleurs, la BCE a également revu à la hausse ses prévisions d’inflation qui sont désormais de 2,3 % contre 1,9 % précédemment. La paire se reprenait tout de même dans l’après-midi en raison de certains espoirs de voir Evangelos Venizelos parvenir à trouver un accord avec les différents partis pour former une coalition gouvernementale qui incitaient les opérateurs à couper leur positions vendeuses en attendant que les lignes bougent en Grèce. En effet, l’actuel vice-premier ministre Grec et leader du Pasok a reçu le troisième mandat de la part du président Grec pour tenter de trouver les sièges restants pour former une majorité au Parlement et créer une coalition gouvernementale. La paire déclinait finalement en fin de journée puisqu’aucune coalition gouvernementale n’émergeait et que le leader du parti left democraty (potentielle clef de voûte d’une éventuelle coalition) déclarait que le plan d’aide devait être abandonné.

Vendredi 11/05

L’Euro s’appréciait en première intention peu après 10h après qu’un officiel Grec ne déclare : « Les chances de voir se former un gouvernement de coalition augmentent » et l’on apprenne que le leader du Pasok allait rencontrer Alexis Tsipras en fin d’après-midi, à 18h. La paire butait sur la résistance des 1,2960 et repartait à la baisse suite à un article paru dans El Pais qui dévoilait certaines mesure que l’Etat est sur le point de mettre en œuvre pour assainir ses finances. Ce retour de l’Espagne sur le devant de la scène faisait souffler un vent de pessimisme et la paire effaçait ses gains. La paire fluctuait alors mollement sans beaucoup de volatilité, prenant appuis sur le seuil de 1,2920 pour rebondir. Après 16h, Christine Lagarde montait au créneaux pour déclarer que le Portugal, l’Irlande et la Grèce n’avaient pas d’autre alternative que d’appliquer les réformes qui s’accompagnent des plans d’aide. Nous apprenions dans le même temps que la Zone Euro aurait acceptait que l’Espagne puisse avoir plus de marge de manœuvre dans le cadre de sa consolidation budgétaire pour renouer avec un déficit équivalent à 3 % du PIB au cours des prochaines années. Fitch déclarait dans le même temps que la Zone Euro entière serait placée sous surveillance négative en cas de sortie de la Grèce. Les traders profitaient de ces quelques déclaration pour prendre appuis une nouvelle fois sur le seuil de 1,2960 pour sanctionner l’Euro.