Actu Forex – Allemagne : Angela Merkel rentre de vacances et va trouver trois dossiers chauds sur son bureau

(ProfesseurForex.com) – Angela Merkel rentre bientôt de vacance et le moins que l’on puisse dire c’est que les déclarations sont allées bon train en ce qui concerne l’action prochaine de la BCE pour régler définitivement la crise de la dette. Rappelons les propres mots de Mario Draghi : La BCE va agir et croyez moi, se sera suffisant…

Alors quelle sont les dossiers chauds sur le bureau de la chancelière Allemande au retour de ses vacances en Italie.. ?

Tout d’abord, la Grèce, un dossier qui prend la poussière sur un coin de la table mais qu’il va bien falloir traiter tôt ou tard. En effet, la Grèce est au bord de la faillite étant donné que la Troïka ne donne pas son feu vert à une nouvelle tranche d’aide. Cette tranche d’aide sera probablement versée avec un peu de retard mais la vraie question que doit se poser l’Allemagne est: est-ce qu’un nouveau plan d’aide est envisageable… La Grèce vient de publier une croissance toujours en contraction de 6,2 % en données annualisées et le chômage n’a jamais été aussi haut. L’avenir s’annonce bien sombre en Grèce d’autant plus que ses dirigeants rechignent à se faire dicter leur politique par la Troïka. Le leader de la CSU, puissante petite sœur Bavaroise de la CDU d’Angela Merkel et membre de la coalition clame haut et fort que la Grèce doit être chassée de la Zone Euro. Dans le même temps, le ministre de l’économie et chef du FDP a déclaré avoir « perdu ses illusions » sur la capacité de la Grèce à se réformer. Enfin, le numéro deux du groupe chrétien-démocrate au Bundestag, Michael Fuchs a jugé dans le Handelsblatt que l’Allemagne pourrait mettre son veto à tout nouveau chèque à Athènes si le pays « ne réalisait pas les réformes prévues. » La Grèce a semé la Zizanie dans les rangs de la coalition Merkel au Bundestag alors espérons pour les grecs que les prochaines élections permettront de changer les alliances…

Sur l’autre coin de la table, elle trouvera le dossier MES, fonds de stabilité Européen multifonction dont l’octroi d’un licence bancaire (financement par la BCE et non par les budgets nationaux) reste en suspend alors que Mario Monti a déclaré que cela deviendra réalité tôt ou tard. Ce fonds doit permettre, à l’instar de ce qui a été fait pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal, de financer la dette Espagnole puisque les taux pratiqués par les marchés sont tout bonnement insoutenables. Marianno Rajoy n’est toujours d’accord avec les condition du memorendum attachées à une éventuelle globale de l’Espagne en recapitalisant son secteur bancaire d’une part et en finançant le roulement de la dette du pays d’autre part. Le dossier est également sur le bureau de la cour constitutionnelle Allemande de Karlsruhe qui doit déterminer si ce fonds est conforme avec la constitution Allemande. Les sages rendront leur verdict le 12 septembre, ce qui laisse penser que l’action de la BCE, qui devrait être mise en place de concert avec le MES (où à travers le MES… en cas d’octroi de licence bancaire) est suspendu jusqu’à cette date.

Enfin il reste un dossier chaud qui sera à n’en pas douter en plein milieu du bureau de la physicienne. Celui ci se nomme Mario Draghi, le pourfendeur de l’orthodoxie monétaire Allemande. Le dossier est également sur le bureau du président du Bundestag qui s’est fermement opposé à un rachat d’obligations sur le marché secondaire par la BCE. Néanmoins, le président de la BCE sait qu’en cas de vote, il aura la majorité et pourra mettre en œuvre la politique monétaire qu’il souhaite. La BCE est indépendante et reste la seule institution réellement fédérale en Europe. Angela Merkel est désormais tiraillée entre ses intérêt Européens et nationaux qui divergent complétement au sein du Bundestag. Mario Draghi a affirmé que la Grèce ne quitterait pas la Zone Euro alors qu’il s’agit d’un vœux pieux de nombreux députés et Allemands lambda… Adouber les actions de Mario Draghi pourrait se très couteux sur la scène national mais être perçu très favorablement en Europe. Qui vote en Allemagne, les Espagnols où les Allemands ? Angela Merkel est tout à fait opposée aux Euro-obligations, déclarant qu’une telle mutualisation de la dette n’arriverait pas de son vivant… Gageons qu’elle ne cautionnera pas l’action résolue de la BCE…

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