Actu Forex – Espagne : Le point sur la situation financière du royaume Ibérique

(ProfesseurForex.com) – Une aide Européenne apparait de plus en plus probable (et nécessaire) en Espagne face aux taux d’emprunt qui s’envolent (L’Espagne emprunte à 7 % pour des maturités de seulement 2 ans, même l’Irlande fait désormais mieux). Mais cette aide n’est pas pressante car le royaume Ibérique a déjà réalisé 70 % des émissions obligataires requises pour l’année 2012. Il reste environ 30 milliards à lever d’ici la fin de l’année. Une tâche largement à la portée de l’Espagne car la majeure partie de ces obligations arrivant à terme au moins de décembre sont détenus par des résidents qui renouvelleront leur investissement.

Néanmoins, le fonds de liquidité (FLA) (mis sur pied pour financer les régions qui subissent également des taux d’emprunt exorbitants) ainsi que le déficit budgétaire (qui pourrait atteindre 6,3 % du PIB, soit une dizaine de milliards de plus que prévu initialement, vont sensiblement compliquer la tâche de l’Etat Espagnol même si ce dernier dispose toujours d’un matelas de sécurité de 45 milliards.

En résumé, l’Etat Espagnol n’a pas de réel problème de liquidité mais la situation n’est pas tenable sur le long terme. En effet, l’Espagne va devoir rembourser plus de 100 milliards de dette au cours de l’année prochaine. Un plan d’aide du même acabit que ceux octroyés au Portugal, à l’Irlande et à la Grèce ne semble pas envisageable compte tenu de la taille de l’économie Espagnole. Un plan de 300 milliards sur trois ans aurait été discuté mais cela réduirait significativement les munitions du FESF ainsi que du futur MES, laissant le marché libre de s’attaquer à l’Italie puisque les fonds Européens seraient à sec.

La solution actuellement envisagée est donc de ne pas faire sortir complétement l’Espagne des marchés de la dette en permettant au MES/FESF de financer l’Espagne sur le marché primaire à hauteur de 50 % seulement des adjudications pour des taux « bonifiés ».

Encore faut-il que l’Espagne fasse une demande concrète et qu’elle signe un protocole d’accord (le fameux MoU, « Memorendum »), ce que Rajoy ne veut pas faire tant qu’il n’aura pas tous les détails à propos du plan de la BCE/Zone Euro.

Copyright © 2012 ProfesseurForex.com. Tous droits réservés