Comment conjuguer l’analyse graphique et les indicateurs techniques ?

Dans l’analyse technique au sens large du terme, il existe deux « disciplines » : Le chartisme, et les indicateurs.

L’analyse chartiste étudie directement les graphique, tandis que les indicateurs retraitent mathématiquement les cours pour fournir des outils desquels on tire des « signaux de trading ».

Souvent, les débutants pensent qu’ils doivent « choisir leur camp » entre ces deux disciplines. En réalité, ces deux disciplines ont des objectifs et des utilités différentes selon nous, mais il faut savoir quelle technique utiliser à quel moment, et dans quel but.

L’analyse chartiste est en effet très efficace pour l’étude de tendance, pour avoir une vision générale de l’évolution d’une paire de devises, en gros, pour savoir dans quel sens va le marché. Ce n’est pas le cas des indicateurs, qui sont surtout utile pour analyser « le moment présent ».

L’analyse chartiste est également le meilleurs moyen de repérer des « niveaux importants », et donc des objectifs (stop ou limites), et à l’inverse, aucun indicateur n’est conçu pour remplir cette fonction.

Les indicateurs sont en effet surtout utiles pour savoir à quel moment précis se positionner, ils fournissent des « signaux », mais ces signaux ne prennent pas en compte la tendance générale, et ils est bien connu qu’il faut de préférence « trader dans le sens de la tendance ».

Par conséquent, il est possible de définir un « plan d’action », et de savoir quelle technique utiliser à quel moment :

Etape 1 : La définition de la tendance générale

La première étape quant on souhaite réaliser une opération de trading est de définir la « tendance générale » de la paire de devises qui nous intéresse. À cette étape, l’analyse chartiste sera votre meilleures alliée.

On utilisera des techniques simples et connues de tous, telles que l’études des sommets et creux successifs, les lignes de tendance, les supports, les résistances ou encore les configurations graphiques particulières.

A la fin de cette étape, on a donc définit la tendance générale, ce qui orientera notre recherche de signaux à l’étape suivante.

Etape 2 : Le positionnement

A cette étape, il s’agit de savoir à quel moment précis entrer dans le marché, en cherchant à se positionner dans le sens de la tendance générale repérée à l’étape 1. On pourra utiliser des signaux tels que les divergences, que l’on peut repérer sur de nombreux indicateurs (RSI, CCI, MACD, Stochastique, etc…) ou des signaux propres à certains indicateurs (croisement des deux lignes sur le MACD par exemple) ou encore les moyennes mobiles (croisement des cours et d’un moyenne mobile, croisement de deux moyennes mobiles, etc…)

Etape 3 : La définition des objectifs

A cette étape, il s’agit de définir son stop et sa limite, deux élements de gestion du risque dont aucun trader ne devrait se passer, surtout pas les débutants !

A cette étape, l’analyse graphique prend de nouveau le relais, et on pourra utiliser des techniques très simples, tels que les supports et les résistances, ou un peu plus élaborées, comme les points pivots ou les retracements de Fibonacci. Les moyennes mobiles peuvent éventuellement être également utiles ici, les MM de longue période jouant souvent un rôle de support ou de résistance.

Par exemple, si on effectue un trade acheteur, et qu’on a repéré une résistance à 30 pips de notre point d’entrée, il peut être judicieux de positionner son objectif juste avant la résistance.

L’analyse chartiste et les indicateurs gagnent donc à être conjugués, à être utilisés en harmonie, mais il faut savoir quoi utiliser, où quand et comment, et désormais, vous avez une idée précise de ce qu’un trader expérimenté pratique au quotidien !