La Grèce est-elle sur la bonne voie ? Stournaras répond

(ProfesseurForex.com) – La Grèce commence-t-elle à voir le bout du tunnel ?

Dans une interview accordé à Reuters, le ministre des finances grec Yannis Stournaras a déclaré que le pays est en voie de sortie de crise, mais que tout reste encore à faire.

Selon ses dires, grâce à un retour des capitaux et un dégonflement des taux obligataires(retombés à 11% contre 25% il n’y a pas si longtemps pour le taux à 10 ans) et le budget de l’année 2013 qui devrait être légèrement excédentaire.

Il a cependant insisté sur le fait que le pays doit conserver le rythme des réformes (notamment concernant le marché du travail et le chômage), rythme contesté par la sphère politique grecque.

« Ce qui m’effraie, c’est la forte pression exercée par la société, les médias et les parlementaires de tous les partis afin que le programme soit adouci. Nous devons y résister, il est trop tôt pour crier victoire », a dit Yannis Stournaras.

Le ministre des finances a déclaré écarter tout nouveau rachat de dette. De plus, il a ajouté qu’aucun projet de décote des obligations souveraines détenus par les partenaires européens n’est envisagé, la diminution des taux pouvant pourtant alléger le fardeau de la dette grecque.

La patience est de mise

Il a reconnu qu’il faudra être patient avant que le taux de chômage Grec ne commence à reculer. Actuellement à hauteur de 26,8% de la population active, il s’agit du triste record de la zone euro.

« Le chômage est une grosse épine dans notre pied. Il y a un décalage dans le temps entre la croissance du PIB et la baisse du chômage. C’est un problème sérieux, à la fois économique et social. »

Le produit intérieur brut du pays devrait quant à lui se contracter de 4,5% cette année, enregistrant un sixième repli annuel d’affilée.

« Nous allons mieux, mais je ne peux pas dire que nous ayons échappé à tout danger. L’année 2013 nous dira si nous y arriverons. »

En matière de privatisation, des investisseurs, en majorité russes et chinois, devrait permettre de lever 2,6 milliards d’euros selon Athènes (La Chine aimerait obtenir un port Grec afin de s’offrir une voie royale pour exporter ses produit…).

Le secteur bancaire Grec, grâce aux différentes fusions (National avec Eurobank, Alpha avec Emporiki, Piraeus avec Agricultural & General) bénéficie de synergies et n’aura finalement pas besoin de la totalité des 50 milliards mis à disposition pour sa recapitalisation selon le ministre des finances.

La péninsule hellénique montre des signes encourageants, c’est indéniable. Elle doit cependant encore relever de nombreux défis, dont le plus grand reste de relancer le marché de l’emploi et par conséquent son économie.

Ce processus s’inscrivant dans une optique de long terme, le gouvernement devra faire preuve de solidité afin de ce pas céder aux pressions à court terme du peuple Grec et de l’opposition politique (Une roquette a été récemment déposé devant le QG du parti de la nouvelle Démocratie de l’actuel premier ministre Samaras).

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