Actu Forex – Chypre : « Bail in » ou « Bail out », this is the question

(ProfesseurForex.com) – En intimant à l’île d’en finir avec le blanchiment d’argent, une fuite des capitaux plane sur le secteur bancaire Chypriote.

La Banque de Chypre a déclaré des retraits de dépôts de 1,7 Md d’€ en Janvier et la rumeur anticipe déjà une hémorragie de 1 Md d’€ de dépôts au cours des deux premières semaines de Février.

Le ministre des Finances Chypriote Michael Sarris a prévenu qu’un défaut qui toucherait les épargnants ferait voler en éclats la confiance et provoquerait de nouvelles secousses au niveau de la crise de la dette.

« Cela pourrait engendrer serait un accident pour toute la Zone-Euro, une catastrophe auto-infligée, non seulement pour Chypre, mais aussi pour la Zone-Euro et peut-être même au-delà. «  a déclaré Michael Sarris, le ministre chypriote des finances, lors de la réunion de l’Eurogroupe avant-hier.

On comprend mieux pourquoi les épargnants retirent désormais leurs billes des banques Chypriotes. Une situation peu encourageante alors que l’Union bancaire doit justement permettre de protéger les dépôts des épargnants…

Rappelons nous le bazar qu’a provoqué le défaut Grec…

Mais ce dossier est dans l’air du temps avec de plus en plus de décideurs qui opposent désormais le « Baill out » ou « Bail in ». Le nom est un peu un jeu de mots, le « bail-out » est le sauvetage financier classique où la banque centrale injecte du capital dans la société qui pose problème (intervention de l’extérieur, « out »), et le « bail-in » serait un cas où la banque se sauve elle-même, en transformant des dettes en capital (intervention de l’intérieur, « in »).

Benoit Coeure, représentant de la BCE au sein du directoire de la BCE, a déclaré qu’un « bail in » concernant les épargnants était hors de question. Mais un « Bail in » concernant les actionnaires de la banque ? Les forçant à recapitaliser la banque en diluant leur part au capital via en utilisant justement du capital privé plutôt que public serait apparemment en discussion.

Mais Jeroen Dijsselbloem, le chef de l’Eurogroupe, a refusé d’exclure des pertes pour les épargnants, affirmant que la question serait réglée plus tard ce mois-ci.

Finissons par souligner que la crise chypriote s’accélère sur tous les fronts. Le taux de chômage atteint 22% en Février, le pays sera à court d’argent pour payer les factures en Mai. Un rapport interne de Bruxelles indique que les coûts de sauvetage des banques peuvent pousser la dette publique de l’île à 145% du PIB, ce qui implique qu’un défaut sur la dette sera nécessaire (145 % est un seuil jugé « insoutenable »).

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