Retour sur le marasme politique Italien, Napolitano se rend aujourd’hui devant le parlement

(ProfesseurForex.com) – Le Chaos politique s’est aggravé en Italie malgré la réélection du président. Il s’agit toutefois d’un petit pas en avant puisque ce dernier a de nouveau ses pleins pouvoirs, notamment celui de dissoudre l’assemblée et convoquer de nouvelles élections…

Les leaders politiques (Berlusconi, Bersani, Monti) ont supplié Mr Napolitano, qui fêtera ses 88 ans en juin, de rester à la tête de la république. En effet, ni Franco Marini, ni Romano Prodi ne sont parvenus à récolter le nombre de voix suffisant. Le président jouit toujours d’une belle côte de popularité à en croire la presse transalpine. Le dernier arbre qui cache la forêt en somme.

L’avenir politique Italien devient de plus en plus sombre depuis que Luigi Bersani a abandonné la tête de son parti de centre gauche (vendredi dernier) qui était arrivé en tête des élections du 24 février (majorité au parlement mais pas au sénat), affichant au grand jour de profondes divisions lors du quatrième tour pour l’élection du président de la république.

Non seulement Luigi Bersani ne contrôle plus ses troupes, mais ses électeurs sont sur le pied de guerre. Nombre de militants ont pris d’assaut les sections du parti pour s’opposer à un accord avec Silvio Berlusconi. C’est sous cette pression et la révolte d’une frange de ses parlementaires que Bersani avait décidé de lancer Romano Prodi dans la bataille. Avec l’espoir que certains parlementaires du Mouvement 5 étoiles (M5S) de Beppe Grillo cèdent aux sirènes du Professore. Mauvais calcul puisque le parti 5 étoile a présenté et défendu son propre candidat bec et ongles.

Cela laisse le centre gauche dans le flou et le champ libre au maire de Florence (qui s’était heurté à Luigi Bersani lors des primaires de l’année passée) pour prendre les rennes du parti.

Rappelons que le président Napolitano avait confié la charge de former un nouveau gouvernement à Luigi Bersani et que ce dernier a échoué devant les conditions du centre droit de Berlusconi et de pepe Grillo.

Pour résumer, nous avons désormais un parti démocrate vainqueur des élections mais finalement à genoux, un président de la République de bientôt 88 ans qui accepte de prolonger son séjour au Quirinal «par sens de responsabilité envers la nation», le spectre d’élections anticipées en juin qui semble s’éloigner et Silvio Berlusconi qui jubile…

Giorgio Napolitano va présenter dès aujourd’hui au Parlement les réformes qu’il compte mettre en œuvre. Un gouvernement de « transition » devrait être trouvé dans la foulée (Si tout se passe bien !..). On parle de l’ancien président du Conseil Giuliano Amato à sa tête, du démocrate Massimo d’Alema aux Affaires étrangères, de Mario Monti à l’Économie, avec un rang de vice-président du Conseil, et d’Angelino Alfano, le dauphin de Berlusconi, à un poste clé.

La «grande coalition» entre centre gauche et droite berlusconienne que refusait Bersani pourrait donc finalement voir le jour.

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