Zone Euro : Le recul des taux d’emprunt est-il justifié ?

(ProfesseurForex.com) – Pas de croissance (nous tendons plutôt vers la récession), augmentation du chômage (nouveau record ce matin e Espagne à 27.2 %), le moral des investisseurs et des consommateurs est en berne, les indice PMI sont en Zone de contraction et pourtant… les taux d’emprunt baissent au sein de la Zone Euro.

Un constat paradoxal au vu de ce que nous venons d’énoncer

Même en Italie, où cela fait deux mois que les partis politiques n’ont toujours pas été capables de s’entendre pour la création d’un gouvernement, où Silvio Berlusconi regagnerait du terrain sur Pepe Grillo en cas de nouvelles élections, où la récession sévit depuis 8 trimestres d’affilée, les taux baissent (le taux à 10 ans est redescendu à 2.6 % hier lors de l’adjudication).

L’Espagne aussi voit ses taux se détendre malgré une récente recapitalisation bancaire de 37 Mds (décembre), un taux de chômage qui n’en finit plus de monter, un marché immobilier en ruine et un déficit budgétaire galopant (l’Espagne pourrait obtenir un délai de deux ans pour atteindre l’équilibre budgétaire).

Même les petite pays périphériques en profite avec le taux à 10 ans Irlandais qui est retourné au contact des 3.5 %, soit mieux que l’Italie et l’Espagne.

Cette détente est-elle justifiée ?

La baisse du taux d’inflation nous permet d’anticiper sans trop se tromper que la BCE abaissera bientôt son taux directeur. Les récentes déclarations des gouverneurs de la BCE vont d’ailleurs dans ce sens comme l’a déclaré le vice-président Vitor Constancio qui estime que les récentes données économiques plaident pour un assouplissement monétaire.

Néanmoins, le principal problème monétaire de la zone euro ne tient pas actuellement au niveau des taux de refinancement bancaire, ni au montant des liquidités injectées par la BCE, mais à la mauvaise transmission de la politique monétaire à l’économie réelle, en particulier à la périphérie de la zone. Les banques n’ont aucune incitation à prêter, pour des raisons qui tiennent à l’état de l’économie, à des contraintes réglementaires beaucoup trop strictes et, sans doute aussi, au manque de clarté touchant à des choix institutionnels majeurs (le projet d’union bancaire).

La baisse des taux est-elle vraiment justifiée ? Pas vraiment.

Quels pourraient être les facteurs à l’origine de cette détente obligataire ?

Rappelons que Mario Draghi a mencé l’été dernier d’employer les grands moyen afin de sauver l’Euro coûte que coûte. Des déclaration qui se font vieilles d’autant plus que le programme OMT, nouveau « bazooka » de le BCE, n’a toujours pas été activé. Mais cela a contribué à apaiser les spéculations.

L’Union bancaire fait actuellement l’objet d’intenses négociations et il est vrai qu’une véritable union solidaire permettrait certainement de frapper un grand coup.

Notons également l’assouplissement monétaire drastique de la BoJ annonce une diversification du Yen vers l’Euro même si les derniers chiffres montrent que les Japonais rapatrient plutôt leurs investissements au pays.

Les gouvernements seraient bien mal inspirée de croire que cette détente obligataire les autorise à ralentir la cadence…

L’impact sur le Forex

Si l’Euro se maintient depuis quelques semaine autour des 1.30 sur le forex, c’est très certainement grâce à la baisse des taux obligataires qui, nous le rappelons, représente la défiance étrangère vis-à-vis de l’Euro et sa viabilité. En effet, l’Euro a conduit à des déséquilibres qui n’ont pas été adressés en temps voulu par certains pays périphériques qui s’accommodent Guère d’un taux de change fort. Pourtant, l’Euro à toutes les peines du monde a rebondir franchement et de nouvelles tensions sur les taux pourraient être le signal de vendre de plus belle l’Euro sur le marché des changes.

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