Résumé des évènements qui ont influencé le forex et les marchés financiers au cours de la semaine du 1er juillet

(ProfesseurForex.com) – Vous retrouverez ci-dessous le résumé des évènements qui ont influencé le forex au cours de la semaine du 1er au 5 juillet 2013 :

Vue d’ensemble

Une combinaison de tournants géopolitiques, de décisions de banques centrales et d’importantes données économiques a donné lieu à une semaine mouvementée sur le forex et la plupart des marchés financiers.

L’Europe a observé un retour des inquiétudes au sujet de la crise de la dette après la démission surprise du ministre des finances portugais, qui a fait grimper en flèche les rendements des obligations portugaises, pendant que la Grèce éprouve les plus grandes difficultés à prouver qu’elle remplit les conditions pour obtenir le versement d’une prochaine tranche d’aide de 8 milliards d’euros.

Mardi, alors que les marchés US étaient fermés mardi (4 juillet, jour férié de l’Independance Day), la BoE et la BCE ont tenu leurs réunions mensuelles. Les deux banques centrales ont tenté de rassuré le marché en usant de « forward guidances », en affirmant aux traders que les taux resteraient bas pendant une période étendue.

Vendredi, tous les yeux se sont tournés vers le rapport mensuel sur le chômage US, qui s’est révélé très bon, ancrant les attentes du marché d’une rapide réduction du QE de la Fed dès l’automne prochain.

L’emploi US

Le rapport mensuel NFP sur le chômage US aura sans conteste été la statistique la plus attendue de la semaine, et s’est révélé excellent. Les créations d’emplois ont atteint 195.000, soit 30.000 de plus que ce qui était anticipé par les économistes. De plus, les chiffres du mois précédent ont été sensiblement révisés en hausse.

Le taux de chômage a quant à lui progressé de 7,5% à 7,6%, ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. En effet, cette hausse du taux de chômage résulte d’un plus fort taux de participation : Des chômeurs découragés qui ne cherchaient plus d’emploi et qui n’étaient donc pas comptabilisés parmi les chômeurs sont revenus sur le marché, ce qui met en lumière un regain de confiance aux Etats-Unis.

Dans l’ensemble, ces chiffres ont donc renforcé les attentes des traders forex d’une baisse du QE de la Fed à partir de mois de septembre, la Fed se basant essentiellement sur l’évolution de l’emploi pour savoir quand réduire son QE.

Les autres statistiques importantes

Les pmi manufacturiers de la Zone euro publiés lundi ont donné lieu à de bonne nouvelles pour quelques pays périphériques de la ZE, mais ces bonnes performances ont été ternies par les mauvais résultats du PMI manufacturier allemand. L’Espagne et l’Italie ont affiché leur meilleur PMI depuis 3 ans, mais l’Allemagne a enregistré un troisième mois de contraction de l’indice, un très mauvais signe pour l’industrie manufacturière européenne, menée par l’Allemagne.

Du côté des Etats-Unis, l’indice ISM manufacturier a égalé le consensus, à 50,9 points pour juin, contre 49 en mai. Les nouvelles commandes, la production et les inventaires ont tous progressés au sein de l’indice, mais le sous indice de l’emploi a reculé en zone de contraction pour la première fois depuis le mois d’octobre 2009. L’indice ISM des services a quant à lui chuté à son plus bas niveau en trois ans, sous le consensus, mais la sous composante de l’emploi a ici enregistré son meilleur niveau en trois ans.

La crise politique au Portugal

Le ministre des finances portugais a annoncé lundi sa démission surprise, plongeant le Portugal dans une grave crise politique qui a amené ses taux à 10 ans sur des sommets à 8%. Le ministre a expliqué que sa perte de popularité auprès de la population en raison de l’austérité et le blocage de certaines mesures d’austérité par le cour constitutionnelle ont motivé sa décision.

Suite à cette démission, la coalition gouvernementale a été largement fragilisée, et on ne sait pas encore si le Portugal va pouvoir maintenir un gouvernement stable…

Pour plus de détails sur les tenants et les aboutissants de la crise portugaise, nous vous invitons à consulter notre analyse.

L’incertitude au sujet de la prochaine tranche d’aide à la Grèce

Les inspecteurs de la Troika ont fait leur retour à Athènes le 1er juillet, et ont mis en garde le gouvernement au sujet de la potentielle nécessité de nouvelles mesures d’austérité si le pays ne parvient a remplir les objectifs fixés, et à combler le trou de financement.

En effet, plusieurs projets de privatisation ont pris du retard, entrainant le gouvernement à abaisser ses prévisions de revenus liés aux privatisations pour 2013 de 2,6 milliards d’euros à 1,6 milliards d’euros. Certaines rumeurs ont stipulé que la Troiké a fournit à la Grèce un délai de trois jours pour prouver à ses créanciers que le le pays sera capable de remplir les conditions du programme d’aide pour obtenir le versement de la prochaine tranche de 8,1 milliards d’euros, sous peine de voir cette aide versée au compte goutte au fur et à mesure des progrès du pays.

On notera cependant que vendredi, des officiels grecs ont déclaré qu’ils étaient confiants dans une issue positive des discussions avec la Troika, avant la prochaine réunion de l’Eurogroupe du 8 juillet.

Les réunions de la BCE et de la BoE

La BCE et la BoE ont toutes deux opéré un changement historique dans leur communication en usant de « forward guidances » pour rassurer le marché. Cette technique de communication consiste à faire preuve d’une plus grande transparence sur le futur de la politique monétaire.

Les deux banques centrales ont donc assuré que leurs taux directeurs resteraient bas pendant une période prolongée, restant toutes deux ouvertes à davantage d’assouplissements monétaires.

Face à ces déclarations, aussi bien l’euro que la livre ont fortement chuté jeudi sur le forex.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter notre analyse de la réunion de la BOE, ainsi que notre analyse de la réunion de la BCE.

L’évolution de EUR/USD sur le forex

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’euro a fortement chuté cette semaine sur le forex.

La paire a en effet débuté la semaine autour de 1,3015, pour ensuite timidement progresser jusqu’à un sommet hebdomadaire à 1,3077, avant d’entrer dans une phase baissière qui l’a amenée sur un creux hebdomadaire à 1,2805 vendredi après midi.

Entre le sommet et le creux de la semaine, c’est donc plus de 270 pips que l’euro a perdu face au dollar.

A l’origine de cette chute, on retrouve deux évènements majeurs : La réunion de la BCE de jeudi, et le rapport mensuel sur le chômage US de vendredi. Jeudi, la BCE a annoncé que les taux resteraient bas pendant une période prolongée, et que le taux actuel de 0,5% pour le taux directeur ne constituait pas un plancher, ce qui ouvre la voie à un nouvel abaissement du taux directeur.

Vendredi, c’est l’excellent rapport sur le chômage US qui a pesé sur l’euro, en rapprochant la perspective de la baisse du QE de la Fed, renforçant ainsi le dollar au détriment de l’euro.

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