Grèce: Goldman Sachs analyse les risques politiques liés aux élections européennes de ce weekend

(ProfesseurForex.com) – Dans une analyse publiée aujourd’hui, Goldman Sachs revient sur la situation de la Grèce, et note que la volatilité et l’incertitude liées à la politique on reculé depuis l’été 2012.

La coalition au gouvernement n’a pas seulement réussit à maintenir une majorité parlementaire malgré l’implémentation de mesures structurelles impopulaires, mais a aussi réussit à faire « baisser le ton » des discussions entre la Grèce et la Troika, principalement en montrant une forte performance budgétaire avec un excédent budgétaire primaire de 1% du PIB en 2013. En résultat, la Grèce a pu de nouveau emprunter sur les marché au mois d’avril dernier.

De ce fait, Goldman Sachs prévient ses clients que les élections parlementaires européens de ce weekend constitueront un tournant pour le risque politique en Grèce, comme l’ont démontré les partis politiques grecs

« Cela pourrait menacer la stabilité du gouvernement de deux façons, en fonction de l’issue des votes : Une forte baisse du soutient populaire au Pasok sous les 6%. Cette option pourrait remettre en question la place du partit au sein de la coalition, et entraine des défections de ministres et députés. »

« Etant donné la courte majorité dont bénéficie le gouvernement, ces defections pourraient au final déboucher sur un plus grand risque de voir de nouvelles élection s’organiser avant la date prévue de l’été 2016. »

« L’autre option potentiellement dangereuse serait de voir le principal partit d’opposition, Syriza, dépasser les 30%, ce qui pourrait permettre au partit de faire jouer l’argument que la population grecque désire un changement imminent de gouvernement. »

L’impact sur les marchés : Qu’arrivera-t-il aux actifs périphériques si les résultats de dimanche se révèlent déstabilisants pour le gouvernement grec ?

« La première réaction pourrait être une hausse des taux des obligations des pays périphériques de la zone euro. Mais à moyen terme, il faut se rappeler que contrairement à 2010 et 2011, la zone euro a désormais les infrastructures institutionnelles nécessaire pour éviter les phénomènes de contagion (comme par exemple l’OMT de la BCE). Et le cas de la Grèce ets en lui même assez particulier pour limiter les risques de contagion. »

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