Zone Euro : Un ancien du FMI plaide pour la baisse de l’Euro

(ProfesseurForex.com) – L’ancien chef de mission pour l’Allemagne et l’Irlande au FMI plaide pour une baisse de l’Euro nécessaire afin de refaire partir la croissance mondiale.

Mr Ashoka Mody fustige la position attentiste des politiques qui pensent que modèle économique de croissance qui a prévalu ces dernières décennies est toujours viable, au moins dans un avenir proche.

Il pointe du doigt les excuses sans cesse trouvés pour expliquer la non atteinte des objectifs de croissance en raison de facteurs imprévus (Séisme au Japon, Hiver rugueux aux USA, incertitude au niveau de la politique monétaire US, tensions géopolitiques etc…).

«  L’accent mis sur les perturbations causées par la crise financière obscurcit peut-être une modification naturelle dans le passage des économies développées à un régime inférieur, après des années de croissance accélérée. En outre, si les économies émergentes connaissent également de forts ralentissements de croissance, leur part du gâteau économique mondial va continuer à augmenter. En bref, les trois phénomènes de concurrence économique plus contraignante, de croissance plus lente et d’un faible taux d’inflation ont de beaux jours devant eux dans les pays avancés. »

L’économiste n’est pas tendre non plus avec les USA et souligne l’atonie de la consommation US alors que tous les feux étaient au vert en début d’année (baisse de la dette des ménages et du chômage, la trésorerie confortable des entreprises, la hausse de la bourse et le fait que les banques soient désireuses de prêter). Il pointe du doigt le fait qu’une grande partie de la croissance US de ce premier semestre provient de la production de produits encore non vendus (accumulation de stocks) et estime que l’invocation du froid au T1 ne trompe plus grand monde pour expliquer la récession. « Les USA restent marqués par la crise. Il n’y a pas l’enthousiasme nécessaire pour propulser les investissements ».

« Même la prévision globale de croissance réduite du PIB à 3,4% pour cette année pourrait bien se révéler trop optimiste. Avant la crise, les échanges mondiaux ont augmenté de 6 à 8% par an, bien plus rapidement que le PIB. Mais jusqu’ici cette année, la croissance du commerce reste bloquée à environ 3%. »

L’économiste estime qu’une croissance plus lente du PIB et une concurrence accrue des marchés émergents ont créé une fracture qui divise aussi l’Europe empêtrée dans sa dette. Il préconise une dépréciation coordonnée de l’Euro accompagnée et un stimulus global au niveau des investissements afin créer de nouvelles opportunités de croissance.

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