Prévisions Fondamentales EUR/USD : Le programme sera chargé cette semaine, avec beaucoup de chiffres importants, mais les prévisions reste délicates

(ProfesseurForex.com) – C’est une nouvelle semaine chargée qui attend la paire EUR/USD pour cette semaine de transition entre le mois de mars et le mois d’avril, avec de nombreux indicateurs majeurs qui seront susceptibles d’influencer les échanges, avec en point culminant les NFP US vendredi :

Statistiques Européennes

En Europe, c’est sans hésitation les chiffres de l’inflation du mois de mars (mardi à 10h) qui constitueront l’événement le plus important. Les économistes s’attendent à une légère amélioration de la situation, avec un IPC annuel attendu en baisse de -0,1%, après -0,3% le mois précédent.

Cependant, il ne faut pas oublier que la cible d’inflation de la BCE se situe à 2%, et que le chemin reste encore long à parcourir avant que la situation ne revienne à la normal, et que dans l’attente, la BCE va mener son programme QE massif, mécaniquement baissier pour l’Euro.

En dehors de l’IPC, on pourra également surveiller les chiffres du chômage, pour l’Allemagne (mardi à 8h55) et pour la Zone euro (mardi à 10h). Autant pour l’Allemagne que pour la zone euro, ce sont des données stables qui sont attendues, à 6,5% de taux de chômage pour l’Allemagne et 11,2% pour l’ensemble de la Zone euro.

Autre groupe de statistiques importantes : Les indices PMI manufacturier, notamment de l’Allemagne et de la Zone euro, mercredi à 8h55 et 9h. Pour l’Allemagne, le PMI manufacturier est anticipé stable, à 52,4 points, une stabilité qui est également anticipée sur l’indice de l’ensemble de la Zone euro, attendu à 51,9.

Statistiques américaines

Aux Etats-Unis, le programme sera beaucoup plus chargé, avec en point culminant le rapport NFP sur l’emploi US, vendredi à 13h30. Les économiques anticipent 235k créations d’emplois, après 288k le mois précédent. Cela représente un sensible ralentissement, mais ces chiffres, attendus nettement au dessus de la barre des 200k, devraient être considérés comme très bons, et cohérent vis à vis des anticipations de hausse des taux de la Fed. En ce qui concerne le taux de chômage, celui-ci est anticipé stable à 5,5%.

Les traders pourront également surveiller de près la confiance des consommateurs, mardi à 15h, avec un léger recul anticipé, à 96 points après 96,4 le mois précédent.

Enfin, parmi les statistiques majeures attendues cette semaine, il faudra également composer avec les promesses de vente de logements, qui devraient selon les économistes afficher une hausse de +0,4%, après +1,7% le mois précédent.

Analyse Fondamentale EUR/USD

En analysant les prévisions du consensus pour les statistiques les plus importantes attendues cette semaine, il est difficile d’établir des prévisions. En effet, la stat la plus importante en Europe (IPC) devrait s’améliorer, tout en restant faible, tandis que la stat la plus importante aux Etats-Unis (rapport NFP) devrait ralentir tout en restant très solide…

Toutefois, si on s’en remet au contexte macroéconomique de fond, les facteurs continuent de pointer vers une poursuite de la baisse, avec une divergence croissante entre la politique monétaire monétaire de la BCE, qui vient de lancer son QE, et celle de la Fed, qui se prépare à remonter les taux…

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  1. hugotzefunk says

    Voici un article qui vous intéressera :

    Déflation chinoise, de nouvelles turbulences en vue

    L’accumulation de surcapacités productives dans un contexte d’anémie des exportations ont créé en Chine, comme dans la plupart des pays à dominante manufacturière d’Asie, les germes d’une déflation rampante depuis plus de deux ans maintenant. Il y a là une raison essentielle à la baisse des cours du pétrole, non l’inverse, qui explique pourquoi cette dernière ne peut être regardée que comme une bonne nouvelle. En intervenant à ce stade du cycle des prix, la chute des prix du pétrole risque effectivement de précipiter un repli déjà trop prononcé de l’inflation à l’échelle mondiale.

    Un trop faible niveau d’inflation n’est guère propice aux résultats des entreprises, notamment quand ces dernières sont largement endettées, comme c’est le cas en Chine. Il n’est pas propice, non plus, à l’investissement dont la rentabilité se trouve mécaniquement réduite par l’absence de pricing power et le coût augmenté par la hausse du niveau des taux d’intérêt réels. Une inflation trop basse est donc, in fine, destructrice de croissance et d’emploi.

    Que peut faire la Chine pour contrer ces tendances ? Les déclarations du gouverneur de la PBOC de ce week-end, M. Zhou, sont sans équivoque : baisse des taux d’intérêt, voire mesures quantitatives, seront utilisées si nécessaire. Or, elles le seront vraisemblablement à en juger par les pressions qui aujourd’hui s’exercent sur les prix à la production, notamment dans les secteurs les plus exposés à la concurrence étrangère.
    Toutefois, de telles mesures ne seront efficaces que si elles permettent effectivement de corriger la surévaluation du yuan dont souffrent de plus en plus les exportateurs chinois. En d’autres termes, à l’instar de la Fed en 2012 et de la BCE depuis janvier, la PBOC a toutes les chances de s’engouffrer dans la voie d’une dépréciation de sa devise et pour cela, elle n’a pas besoin de quantitative easing puisqu’elle contrôle elle-même la parité du Renminbi. Gare cependant aux effets boule de neige vis-à-vis de partenaires eux aussi en proie à des excès chroniques de capacités productives et à un risque de déflation. Les marchés des changes ne sont donc pas près de renouer avec le calme.

    • says

      Et oui, aller prendre de la croissance aux voisins via une dépréciation de sa monnaie ne mène jamais bien loin. La clef d’une croissance globale paisible est un stabilité des taux de change sur des niveaux qui permettent à chacun d’obtenir un niveau d’emploi correct.

      Je ne comprend pas pourquoi l’auteur dit qu’une baisse du prix du baril n’est pas propice aux entreprises Chinoises endettées. A part les entreprises qui produisent du pétrole, tout le monde devrait bénéficier d’une baisse des coûts du pétrole. Mon opinion.

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