Brexit : Comprendre la sortie du Royaume-Uni de l’UE en 3 questions

La Première ministre britannique, Theresa May a activé ce mercredi 29 mars l’Article 50 du traité de Lisbonne, lançant le processus de sortie de l’Union Européenne.

Les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne peuvent donc officiellement commencer, ouvrant une période de forte incertitude qui pourrait durer jusqu’à deux ans.

Voici 3 questions qui peuvent vous aider à comprendre le Brexit.

1- A quoi faut-il s’attendre ?

Le Royaume-Uni souhaite une sortie du marché unique, un nouvel accord douanier et un retrait de la Cour de justice de l’UE. Dans l’idéal Therea May souhaiterait maintenir la libre circulation des marchandises, des services et des capitaux, mais sans la libre circulation des personnes. La Première ministre a transmis à Donald Tusk, le Président du Conseil Européen les grands axes de sa stratégie de sorite de l’UE en 12 points.

Tusk devrait renvoyer un document similaire à May, retraçant les grands axes de la stratégie de l’UE vers la fin du mois d’Avril – on parle de la date du 29 Avril. Ces deux documents serviront de base pour lancer les négociations.

Les deux points qui font déjà beaucoup parlé concernent les questions de l’accès au marché unique et le montant que doit rembourser le Royaume-Uni à l’UE. Londres souhaite garder un accès le plus fluide possible au marché européen, mais Bruxelles ne l’entend pas forcément de cet oreille.  L’enveloppe que doit rembourser le Royaume-Uni sur ses engagements budgétaires pour la période 2014-2020 – dépassant la date effective du Brexit – va également certainement faire l’objet de désaccords. On parle de 50 à 60 milliards d’euros que l’UE pourrait réclamer.

2- Y a-t-il un risque d’implosion du Royaume-Uni ?

La solidité du Royaume-Uni posait déjà question avec le référendum d’indépendance de l’Ecosse, mais la question est encore plus périlleuse depuis le vote du Brexit.

En effet, les députés écossais ont déjà donné leur feu vert pour l’organisation d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, qui a rappelons le voté très favorablement à un maintient du Royaume-Uni dans l’UE. Theresa May s’est pour le moment opposée à cette initiative, mais le sujet reste sur la table.

Par ailleurs, le Brexit ravive les tensions en Irlande du Nord. L’économie du pays qui repose fortement sur le libre échange avec l’Irlande pourrait en souffrir.

3- Et si finalement il n’y avait pas d’accord ?

Un échec des négociations entre Londres et Bruxelles n’est pas à exclure. En effet, des positions divergentes au sein du gouvernement britannique et entre pays du Royaume-Uni peuvent faire échouer l’accord. Le Royaume-Uni pourrait également refuser de payer la facture de 50 à 60 milliards d’euros.

Un tel résultat serait extrêmement difficile pour le Royaume-Uni, pour les entreprises et pour les citoyens.

On pourrait alors imaginer une nouvelle Europe avec les pays du noyau dur comme la France, l’Allemagne, le Benelux et potentiellement l’Italie et l’Espagne, que le Royaume-Uni accepterait de rejoindre. Mais nous ne sommes pas encore là !

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