Prévisions BCE : Date de la première hausse des taux et guerre commerciale seront les deux sujet à surveiller lors de la réunion de la BCE de jeudi

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Investing.com – La BCE publiera sa déclaration du mois de juillet à l’issue de sa réunion de politique monétaire demain jeudi. Aucune décision n’est anticipée, mais cela ne veut pas dire que cette réunion ne sera pas susceptible d’influencer l’Euro.

En effet, si le marché est désormais fixé en ce qui concerne la fin du QE, beaucoup de doutes planent encore en ce qui concerne la date probable à laquelle la BCE procèdera à la fameuse première hausse des taux depuis 2008.

L’avis des banques

A cette occasion, il semble intéressant de faire un tour d’horizon de l’avis des principales banques et analystes :

Barclays : La banque s’attend à ce que la BCE précise qu’elle ne remontera pas ses taux avant septembre 2019, et estime que la conférence de presse de Mario Draghi pourrait fournir de nouveaux indices sur la vision de la BCE au sujet de l’inflation, de la croissance et du risque que représente la guerre commerciale.

UBS : Aucune décision n’est attendue par la banque, qui estime que l’attention du marché va se tourner vers le sentiment de la BCE vis-à-vis des derniers développements économiques relatifs à la guerre commerciale.

Nomura : De son côté, Nomura souligne que l’indication fournie par la BCE pour la date de la première hausse des taux lors de sa dernière réunion est assez vague pour estimer que la BCE remontera ses taux au plus tôt lors de sa réunion du 25 juillet 2019, mais possiblement aussi tard que la réunion du 24 octobre 2019. La banque rappelle par ailleurs tabler de son côté sur une première hausse des taux en septembre 2019.

BNP Paribas : La banque pense que la réunion de la BCE ne permettra pas d’affiner les anticipations pour la date de la première hausse des taux, et s’attend à ce que Mario Draghi décline toute question à ce sujet en renvoyant les journalistes à la précédente déclaration de la BCE.

ING : ING estime que la BCE relèvera ses taux soit lors de la réunion de mi-septembre 2019, soit lors de la réunion de fin octobre 2019, mais relève qu’il est prématuré de parler des prochaines actions de la BCE avant le QE ne soit effectivement terminé.

ABN AMRO : Le marché surveillera tout indice permettant de savoir exactement ce que la BCE a en tête en ce qui concerne la date de la première hausse des taux, certains membres de la Banque Centrale ayant évoqué l’été, d’autres septembre, et d’autres encore plus tard. De son côté, ABN AMRO pense cependant que les taux ne seront pas remontés avant décembre 2019.

Danske Bank : Danske Bank estime que ce n’est pas la politique monétaire qui sera au centre de l’attention pour cette réunion de la BCE, mais plutôt l’avis de la banque centrale au sujet de la vague actuelle de protectionnisme.

Au final, focus sur la date de la première hausse des taux, et l’avis de la BCE sur la Guerre Commerciale

Deux sujets seront donc surveillés de près dans la déclaration de la BCE demain, et dans la conférence de presse de Mario Draghi qui suivra : De possibles indices permettant d’affiner la date à anticiper pour la première hausse des taux de la BCE, ainsi que l’opinion de la BCE au sujet des derniers développements en ce qui concerne la guerre commerciale, qui a clairement empiré depuis la dernière réunion de la Banque Centrale.

Toutefois, il reste possible que cette réunion constitue un non-événement, et que Mario Draghie prenne soin de maintenir le flou actuel en ce qui concerne les anticipations de taux, afin de conserver une marge de manœuvre confortable compte tenu des défis qui restent à relever, en ce qui concerne la guerre commerciale mais également en ce qui concerne l’Italie, un sujet qui pourrait revenir à tout moment sur le devant de la scène.

En ce qui concerne l’EUR/USD, tout indice permettant d’anticiper une hausse des taux avant le mois de septembre 2019 tendrait à renforcer l’Euro, mais il ne semble pas que cela soit le scénario à privilégier. La guerre commerciale a empiré depuis la dernière réunion de la BCE, et les données économiques se sont révélées mitigées, ce qui ne justifie pas une position hawkish de la BCE.