Psychologie du trader
En investissant son propre argent et en prenant des risques, on fait immanquablement intervenir beaucoup d’émotions : L’avidité, l’espoir, la peur, voire même la panique!
Quand on commence à trader en conditions réelles, on se rend vite compte que ce sont ces émotions qui sont la source des plus grandes pertes et des plus mauvaises opérations.
La plupart du temps, vos émotions vous conduiront en effet à prendre la mauvaise décision.
Plutôt que de vous détailler les erreurs que peuvent engendrer les émotions, nous avons décidé de nous appuyer sur les propos d’un célèbre trader, Jesse Livermore, qui opérait au début du 20 ème siècle, en vous présentant et en vous expliquant des extraits de sa biographie, Mémoires d’un spéculateur.
« C’est le besoin d’agir sans cesse et sans raison valable qui est la cause de tant de pertes à Wall Street, même chez les professionnels »
« Personne ne peut disposer de raisons valables pour acheter ou vendre tous les jours ».
Par « conditions de base », l’auteur entend « fondamentaux », c’est à dire les bilans et résultats pour les entreprises par exemple. Ainsi, si un vent de panique fait chuter le cours d’une action en dessous de sa « valeur réelle » (valeur réelle de la société / nombre d’actions), cela crée de grosses opportunités pour ceux qui ont su rester de marbre, et se fier à des éléments tangibles au lieu de céder à la panique.
Car une fois la panique passée, tous les « moutons » voudront racheter aussi vite qu’ils ont voulu vendre (et donc faire rapidement monter les cours), mais pour eux, il sera trop tard…
« Il faut toujours vendre la position qui est perdante et garder celle qui est gagnante. »
Un trader qui garde trop longtemps une position perdante ne veut pas admettre qu’il a eu tort, il se dit que le vent va tourner en se basant uniquement sur l’espoir.
Un trader qui coupe trop tôt une position gagnante manque de confiance en lui, et s’étonne presque d’avoir eu raison. Alors il coupe, en se disant que ce qu’il a gagné c’est déjà bien, pour ensuite se rendre compte qu’il avait vraiment raison et qu’il aurait pu gagner trois fois plus.
L’auteur met donc en lumière une erreur courante : augmenter la taille d’une position perdante afin de faire baisser mathématiquement son prix d’achat moyen, dans l’espoir d’une remontée future.
Cela peut être judicieux dans certains cas, mais il faut être certain d’avoir raison quand la majorité a tort…
Cependant, d’une manière générale, il vaut mieux couper tôt, et passer à autre chose, surtout quand on trade à court terme.
C’est le principe sous jacent de toute la doctrine de l’analyse technique : Par exemple, une résistance est fondée sur le fait que si les cours ont échoué a franchir un seuil plusieurs fois, il y a de fortes probabilités pour que la situation perdure.
Il faut faire preuve d’humilité et savoir rapidement admettre qu’on a tort pour réussir en trading…
« Que fait un homme quand il se met en tête de faire payer par la bourse une nécessité pressante ? Et bien il ne fait qu’espérer : il parie. »
« Bien sûr, il m’arrivait de me laisser gagner par l’excitation du jeu, et je perdais alors tout jugement ».
Mais encore une fois, on ne fait rien de bon en agissant ainsi, on reste aveugle et sourd aux évolutions du marché, et lorsque l’erreur devient impossible à occulter, il est trop tard et on a déjà beaucoup perdu…
Et beaucoup de traders très profitables en démo deviennent des machines à perdre de l’argent en passant au réel…
Tout simplement parce que de l’argent est en jeu, et que les émotions interviennent.
Cependant, rien que le fait de connaître ces erreurs répandues peuvent vous permettre de les éviter!
Mais pour éviter tout risque de laisser vos émotions se jouer de vous, poser vous cette question à chaque décision : Mon avis repose-t-il sur l’analyse ou sur des éléments logiques? Si oui, foncez, si non, arrêtez tout immédiatement!







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