Home > Actualités & Analyses Forex > Calibrer les attentes de croissance dans la zone euro

Calibrer les attentes de croissance dans la zone euro

La semaine dernière, la Banque centrale européenne (BCE) a présenté sa politique monétaire et son analyse pour le premier trimestre de l’année. Comme prévu, l’économie de la région a reculé de 3,8 %, ce qui représente le premier retournement de la croissance trimestrielle en plus de sept ans. 

En général, la BCE reste vigilante en prenant en considération divers résultats et scénarios pour le PIB réel. Elle le fait généralement afin de mieux calibrer sa politique monétaire et de réagir aussi rapidement que possible lorsque les forces du marché l’exigent. Les calculs de la banque centrale, révélés peu après la décision de politique monétaire de jeudi dernier de maintenir les taux inchangés, montrent qu’une profonde récession est envisagée même dans un scénario meilleur que pire.

Lagarde averti d’une forte contraction économique

Christine Lagarde, présidente de la BCE, a averti la semaine dernière que la zone euro serait confrontée à une forte contraction économique dans les mois à venir. Le pire scénario envisagé par la BCE suggère que le PIB réel chuterait de 12 % en 2020 – un chiffre stupéfiant pour la zone d’activité économique européenne. En outre, comme le montre le graphique ci-dessus, le PIB réel restera inférieur au niveau de 2019 jusqu’en 2022.

Il est important de rappeler qu’une banque centrale comme la BCE prend en compte tous les aspects susceptibles d’influencer les performances économiques de la région, tant internes qu’externes. Les prix du pétrole, par exemple, ont chuté à la suite de la pandémie de coronavirus et ont fait baisser l’inflation globale.

La BCE a réagi fortement à la lumière des prévisions de croissance économique révélées par ses modèles. Elle a abaissé le taux d’intérêt de 25 points de base supplémentaires de juin 2020 à juin 2021. De plus, le début de la période d’évaluation des prêts a été déplacé à mars 2020 au lieu d’avril 2020. Mais ce qui est étonnant, c’est la façon dont la BCE a choisi de s’écarter de ses clés de répartition du capital en mars.

Elle a apporté un soutien total aux pays les plus durement touchés par la crise du coronavirus. La Grèce, les Pays-Bas et l’Allemagne sont considérés comme mieux à même de gérer la pandémie que l’Italie, la France et l’Espagne. En conséquence, la BCE a massivement dévié de sa clé de répartition des capitaux en avril. Elle a par exemple acheté davantage d’obligations italiennes (6,4 milliards d’euros de plus que la clé de répartition des fonds propres), au détriment des obligations allemandes.

Cela montre que la capacité et la volonté de la BCE de s’écarter des clés de répartition du capital reflètent son engagement ferme à utiliser tous les outils dont elle dispose pour lutter contre cette crise.

Tags:

Inscrivez-vous à notre newsletter exclusive dès aujourd'hui !

Des e-mails sur mesure

Jamais de SPAM !

Alt coin news

Désinscrire à tout moment

Après votre inscription, vous pourrez recevoir des offres spéciales occasionnelles de notre part par e-mail. Nous ne vendrons ni ne distribuerons jamais vos données à des tierces parties. Consultez notre politique de confidentialité ici.