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Dossier sommet Européen : Chronologie de la crise de la dette et reflexion sur les enjeux du prochain conseil de l’Europe

(ProfesseurForex.com) – A la veille du sommet qui entrera peut être dans l’histoire de la Zone Euro, professeurforex refait la chronologie des sommets qui ont rythmé la crise de la dette au sein de la Zone Euro depuis début 2010, date à laquelle un plan de 80 milliards sera accordé à la Grèce.

La crise commence pour la Grèce début 2010 avec des craintes exprimées sur les marchés sur la dette grecque. Ce pays n’a guère été transparent dans la présentation de sa dette et de son déficit. Pour l’économiste Jean Pisani-Ferry « depuis dix ans l’écart moyen entre le déficit budgétaire réel et le chiffre notifié à la Commission européenne a été de 2,2 % du produit intérieur brut (PIB)». Cela amènera la Commission européenne à demander des explications à la Grèce, à s’interroger sur le rôle joué par Goldman Sachs en tant que conseil du gouvernement grec et de se poser la question de la soutenabilité de la dette Hellénique…

Le 26 mars 2010, un conseil européen décide que la zone euro pourrait se porter au secours d’un pays de la zone en difficulté après que ce dernier a fait appel au FMI et ait reçu une aide substantielle de cette institution.

Le 7 mai 2010, les dirigeants de la zone euro ont endossé formellement le plan d’aide à la Grèce. Les pays de la zone euro ont mis en place un mécanisme sans précédent d’aide à la Grèce consistant en des prêts bilatéraux pour un montant total de 110 milliards d’euros (80 milliards pour les pays de la zone euro et 30 milliards pour le FMI). Il est également décidé que le FESF pourra emprunter 440 milliards d’Euro qui seront garantis par tous les états de la Zone Euro.

En juillet 2011, un sommet Européen consacre l’allongement et la baisse des taux d’intérêts des prêts du FESF, la participation du secteur privé, sur base volontaire, au renflouement de la Grèce. Enfin les pouvoir du FESF sont élargis et ce dernier aura la possibilité de racheter de la dette souveraine sur le marché secondaire. La contagion semble à ce moment se propager au travers des marchés des CDS et bien entendus des marchés obligataires où les taux s’envolent eu peu partout en Europe.

En octobre 2011, la question de l’augmentation de la capacité du FESF est désormais sur la table étant donné que la contagion s’étend à l’Italie, pilier de la Zone Euro, dont la faillite hypothéquerait grandement l’avenir de l’Euro. Désormais, des assurances seront proposées aux acheteurs de dette afin d’augmenter l’effet de levier du Fonds, dont le Bundestag ne veut pas augmenter la dotation de départ. D’autre part, les ratio de solvabilité des banques (la proportion d’argent frais que les banques doivent détenir en fonds propre par rapport aux prêts qu’elles ont octroyé et leur engagements sur les marchés financiers) est porté à 9 % de leur engagements. Les banques sont intimées de mettre leurs profits en réserve.

Il est également décidé que 50 % de la dette Grecque envers les créanciers privés (banques) sera effacée. Enfin, on discute à propos d’une règle d’or budgétaire qui pourrait être inscrite dans les constitutions de chaque état membre.

Nous sommes désormais à l’aube d’un nouveau sommet qui marquera certainement un tournant de la crise de la dette car il sera demandé à l’Europe des 27 ( Ou bien juste la Zone Euro si l’Angleterre rechigne toujours a accélérer l’intégration d’une Europe dont il faudrait peut être enfin qu’elle se pose la question de sa véritable volonté d’appartenance ) de mettre un dispositif en place afin de maitriser les déficits budgétaires sous l’impulsion de tandem franco allemand.

La Cour de Justice Européenne devrait être mis à contribution afin de faire respecter la règle des 3 % de déficit par pays Européens, sans véritable pouvoir d’intervention toutefois… Il reste tout de même hypothétique que les pays puissent perdre leur souveraineté budgétaire. La solution est donc de passer par l’amendement des constitutions de chaque pays, la fameuse règle d’or…

Mais Herman Von Rompuy, qui présidera ce conseil Européen en tant que président de l’UE, a fait une déclaration beaucoup plus ambitieuse et solidaire que le duo franco allemand , en parlant d’une «union économique véritable». Herman von Rompuy a utilisé la même expression de «pacte budgétaire» que Mario Draghi (Président BCE) avait utilisé lorsqu’il a fait le parallèle entre ce pacte et la possibilité d’augmenter le rythme de monétisation de la dette par la BCE. Le président du conseil est d’ailleurs en faveur de la possibilité pour la BCE de financer le MES, (prochaine mutation du FESF).

H. V. Rompuy a également souhaité à ce que la commission se voit reconnaître le droit de modifier les projets de budgets nationaux, laissant la porte ouverte aux Euro-obligations, (juste contrepartie à bien y regarder) à une telle perte de souveraineté, qui, de toute façon, ne semble pas être l’option choisie par la France Et l’Allemagne.

Ce sommet semble décisif afin d’éviter une dégradation massive de la Zone Euro par l’agence de notation Standard & Poor’s car une aggravation de la crise mènerait certainement à une perte du AAA pour absolument toute la Zone Euro, Allemagne comprise. Un coup dur qui donnerait beaucoup de grain à moudre aux partis politiques extrêmes partout en Europe…

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