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EUR/USD: Les prévisions de 5 banques pour l’Euro-Dollar et les facteurs clés de son évolution

La situation reste toujours très incertaine sur la paire EUR/USD, comme c’est désormais le cas depuis plus d’une semaine.

L’Euro-Dollar a certes marqué un nouveaux creux marginal hier, à 1.1161 contre 1.1166 pour le creux de la semaine dernière, mais le contexte graphique reste une consolidation légèrement baissière, dans un range assez étroit dont les bornes se situent actuellement vers 1.1160 et 1.1225.

A très court terme, on peut également noter que la paire EUR/USD se trouve actuellement entre sa moyenne mobile 200 heures à 1.1170 et sa moyenne mobile 100 heures à 1.1202, ce qui confirme l’incertitude.

Dans ce contexte peu favorable au trading, et alors que les traders semblent reste sur la touche, nous vous proposons ci dessous de faire le point sur les prévisions de plusieurs banques en ce qui concerne la paire EUR/USD, et les facteur potentiellement influents sur EUR/USD.

UOB pense que l’EUR/USD affiche toujours un profil de consolidation

Les analystes forex d’UOB voient l’EUR/USD dans une fourchette de 1,1200 à 1,1300, bien que l’attention puiss également de tourner vers le support de 1,1160.

« Après une série baisses de la volatilité, l’euro a tenté de sortir de son range lundi mais s’est finalement stabilisé à l’intérieur de sa récente fourchette, autour d’un pivot à 1,12. Jusqu’à ce qu’une direction plus claire émerge, nous nous attendons à une consolidation latérale dans une fourchette intraday 1,1175 à 1,1230  » explique la banque.

A horizon 1 à 3 semaine, et bien que la dynamique ascendante semble forte, nous ne sommes pas encore convaincus que la paire EUR/USd entrera dans une  » phase positive  » pour l’instant. En tant que tel, l’euro est susceptible de consolider les gains récents et se maintenir entre 1,1200 et 1,1300. Une baisse en dessous de 1,1160 indiquerait que la récente force de l’euro a fait son temps et pourrait que la devise reprendre sa tendance baissière ».

Commerzbank anticipe elle aussi une consolidation sur EUR/USD

Karen Jones, analyste à la Commerzbank, explique que la paire EUR / USD a continué à consolider juste en dessous de la résistance à 1,1285 et le moyenne mobile 200 jours à 1,1294.

« La consolidation est vue sous un jour positif, les décomptes de vagues d’Elliott intraday restant positifs. La première résistance clé est à 1,1354/71, où se trouve la moyenne mobile 55 semaines. Une clôture hebdomadaire au-dessus de ce niveau est nécessaire pour que nous puissions adopter une position haussière. »

« Les corrections trouveront probablement un certain soutien vers 1.1150/06. Le support clé est la ligne de support 2018-2019 à 1.0961 et le retracement de 78.6% à 1.0814. »

« Le marché devra regagner la moyenne mobile à 55 semaines et le haut du canal canal à 1,1360/77 pour générer de l’intérêt à la hausse. »

Les analystes de Morgan Stanley anticipent des baisses de taux de la Fed en septembre et décembre

Dans une note publiée ce mardi, la banque Morgan Stanley annonce s’attendre à une baisse de taux de la Fed de 0.25% au mois de septembre, et à une baisse de taux de la même ampleur au mois de décembre également.

Précédemment, la banque anticipait une baisse de taux pour octobre.

La banque cite notamment l’escalade des tensions commerciales, la faiblesse du sentiment des affaires US, le ralentissement de la croissance mondiale et la baisse des anticipations d’inflation.

Sur la paire EUR/USD, on rappellera que les baisses de taux de la Fed constituent un facteur haussier, en pesant sur le Dollar.

ABN AMRO estime que le secteur industriel européen est en mauvais état

Selon Han de Jong, économiste en chef chez ABN AMRO, le secteur industriel de la zone euro va mal, en particulier en Allemagne.

« La domination de l’industrie automobile et des machines a fait que le secteur industriel allemand est sensible au ralentissement mondial des dépenses d’investissement et des achats de voitures, en plus des problèmes spécifiques de l’industrie automobile liés au Dieselgate. La production industrielle allemande a baissé de 1,5% en juin et de 5,2% en glissement annuel, après -3,7% en mai. C’était la pire lecture depuis 2009 et, par conséquent, pire que la deuxième récession de la zone euro vers 2012. »

La dégradation de l’économie allemande, pilier économique de la Zone Euro, constitue un facteur baissier pour l’Euro, d’autant plus que cela augmente les chances de voir la BCE abaisser ses taux.

Charles Schwab met en garde contre les risques de récession aux Etats-Unis

Liz Ann Sonders, vice-présidente et stratège en chef des placements chez Charles Schwab souligne que la conjoncture économique actuelle ne semble pas récessionniste aux États-Unis pour le moment, mais elle prévient que les risques augmentent.

« Il y a plus d’une courbe de rendement, et la Fed estime que celle qui présente le meilleur indicateur pour l’économie présente un risque élevé de récession. Les tendances des indicateurs avancés brossent un tableau encore pire. La plupart des données économiques se sont détériorées depuis le début de la guerre commerciale, et la tendance persiste.

« Nous allons avoir une récession. Il n’y a rien de grandiloquent ou de provocateur dans cette déclaration. Les cycles se terminent toujours par une récession ; le plus délicat, c’est de les prévoir avec précision à l’avance. Il y a actuellement des points d’éclair qui suggèrent que le risque est à la hausse et/ou déjà élevé ; mais le jury n’a pas encore tranché.

De toute évidence, la question de savoir s’il s’agit d’un nouveau ralentissement de milieu de cycle ou du début d’une récession a beaucoup d’importance pour le marché boursier. Pour l’instant, je parierais sur le marché qu’il s’agit d’un ralentissement et non d’une récession. Mais une faiblesse persistante pourrait être un indice, étant donné que, historiquement, la pire performance du marché boursier est survenue au cours des six mois qui ont précédé les récessions.

Sur la paire EUR/USD, on notera que l’impact d’une récession est à aborder sous deux angles. Cela augmente le risque de voir la Fed abaisser ses taux plus que prévu, ce qui constitue un facteur baissier pour le Dollar. Cependant, en cas de récession, le statut de valeur refuge du Dollar lui profiterait paradoxalement, potentiellement assez pour annuler l’impact baissier de baisses de taux de la Fed.

Graphique EUR/USD H1

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