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La BCE et la Fed sur des voies divergentes

Jeudi dernier, la Banque centrale européenne (BCE) a publié ce qui était censé être la première déclaration de politique monétaire importante de la nouvelle année. En effet, elle l’était, si l’on considère les attentes du marché entourant l’événement, la pression sur les traders en euros et ce que la BCE a livré. 

Sans surprise, la communication de la BCE a encore échoué. Contrairement à la BCE dirigée par Mario Draghi, la politique de communication de la BCE menée par Christine Lagarde est très confuse pour les participants au marché. Tellement confuse qu’il arrive souvent que d’autres membres de la BCE interviennent dans les jours qui suivent la décision de la BCE pour expliquer quel était le message voulu par la banque centrale.

C’est exactement ce qui s’est passé après la réunion de mars. Au début de cette semaine de trading, Isabel Schnabel, une directrice exécutive du conseil de la BCE, a expliqué plus en détail que les achats cumulés du PEPP ne devaient pas être interprétés par leur montant hebdomadaire, offrant ainsi une meilleure clarté sur ce que la BCE considère comme un achat significativement plus élevé au 2è trimestreme trimestre 2021.

Il n’en va pas de même pour la Fed. Au lieu de s’assouplir, la Fed est confrontée à la difficulté de communiquer des conditions accommodantes tout en évitant un ton hawkish indésirable.

L’UE perd de loin la course à la vaccination

On s’attend aujourd’hui à ce que la Fed indique que les taux resteront bas à court terme, mais qu’elle fasse allusion à deux hausses de taux d’ici 2023. En d’autres termes, elle prépare déjà le terrain pour un relèvement progressif des taux – et pour une bonne raison, car l’économie montre des signes de fort rebond.

La reprise économique est induite par le succès de la campagne de vaccination. Un calcul rapide révèle que les États-Unis devanceront la reprise économique de l’UE avec un retard d’au moins un mois et demi ou plus. C’était avant la récente prise de bec avec la plupart des pays européens interdisant l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca pour des raisons de santé – un vaccin qui est en stock et prêt à être utilisé. La reprise prévue implique l’utilisation de tous les vaccins AstraZeneca, et tout retard coûte des vies et des pourcentages du PIB.

À l’avenir, les deux banques centrales vont à nouveau diverger, comme elles l’ont fait au lendemain de la grande crise financière de 2008-2009. Il y a quelques années, la Fed a pu relever ses taux à 2,75 %, disposant ainsi de munitions pour combattre la prochaine crise. La BCE ne les a pas fait passer de -0,5%, ayant du mal à répondre à la pandémie qui a frappé le monde.

Enfin, même l’enthousiasme du Fonds de relance s’estompe. Près d’un an après l’annonce, il n’y a toujours pas un seul euro dépensé – ce qui contraste fortement avec ce qui se passe en Amérique.

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