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Le risque déflationniste en France va-t-il forcer la BCE à passer à l’action ?


(ProfesseurForex.com) – Les anticipations d’un nouvel assouplissement monétaire de la part de la BCE ont diminué ces derniers temps, permettant à l’Euro de continuer de monter en dépit de fondamentaux économiques peu glorieux.

En effet, grâce à l’Allemagne, la Zone Euro fait tout de même état d’un excédent commercial impressionnant. Une donnée économique qui impacte directement les taux de change (la hausse de l’Euro est soit dit en passant un facteur qui exacerbe les tensions désinflationnistes).

L’arbre ne doit pas cacher la forêt et avec une reprise économique poussive, un taux de chômage qui n’a jamais été aussi haut et une offre de crédit qui reste sur la pente descendante, il y a de fortes chances que l’inflation continue de reculer. (la masse monétaire M3, qui permet de jauger l’activité de crédit, se contracte depuis mars dernier. Nous sommes à +1 % y/y contre 1.7 % anticipé)

Le FMI met en garde l’Europe depuis plusieurs mois contre le risque déflationniste et estime que nous ne sommes plus qu’à un choc économique extérieur près de nous retrouver dans le cercle vicieux de la déflation.

Rappelons que la baisse des prix est bénéfique aux consommateurs. Mais d’un point de vue macro-économique, le poids de la dette s’en trouve renforcé. Et étant donné que la dette de la Zone Euro avoisine les 90 % du PIB…

En France, la deuxième économie de la Zone Euro, les choses commencent à devenir sérieuses en 2014. En effet, l’inflation a reculé de 0.6 % au mois de janvier (0.7 % dans l’ensemble de la Zone Euro) et cela, en dépit de la hausse de la TVA. D’une année sur l’autre, l’inflation reste en hausse de 0.7 % mais les inquiétudes quant à de nouveaux reculs sont légitimes.

En effet, si l’on se penche sur l’inflation « sous-jacente », c’est à dire lissée des variations saisonnières (et donc en rendant une image beaucoup plus fidèle de la réalité avec l’évolution plus profonde de l’inflation), nous sommes à 0.35 % en glissement annuel…

La tendance baissière de l’inflation est palpable et les risque le sont tout autant. Nous pensons que nous ne sommes vraiment plus très loin du seuil d’alerte à partir duquel la BCE va devoir agir. Et si les taux interbancaires se mettent à monter à mesure que nous approchons de l’audit bancaire, ce scénario sera renforcé.

Si nous voulons voir l’inflation progresser, il faudra impérativement booster le crédit, ce qui est peu probable à l’aube de l’audit bancaire de la BCE pour lequel les banques essaient d’apparaître le plus propre possible.

Que peut faire la BCE pour booster le crédit ?

Les outils les plus utiles semblent être un QE et/ou une baisse du taux de rémunération des dépôts.

La première solution semble difficile à atteindre sur le front politique mais ne sait-on jamais car il est clair que le QE démange l’institution de Francfort (La BNP anticipe d’ailleurs un premier QE de l’ordre de 300 à 500 Mds d’Euros…). La deuxième semble hasardeuse étant donné qu’aucune grande banque centrale ne l’a fait auparavant mais plus orthodoxe.

Mais il faudra agir, bientôt… Si la BCE agit en mars, il faut s’attendre à un fort recul de l’Euro sur le forex.

Voici quelques graphes qui étayent notre analyse :

Inflation sous-jacente en France

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