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L’impact économique des nouveaux confinements en Europe

Les économies européennes sont confrontées à l’une des périodes les plus difficiles depuis le début du projet commun. Même au lendemain de la grande crise financière de 2008-2009 ou pendant la crise de la dette souveraine européenne de 2012, les perspectives économiques ne se sont pas détériorées autant qu’au cours du mois dernier.

Après la première vague de la pandémie, de nombreuses organisations internationales (par exemple, le Fonds monétaire international) ont prévu une reprise progressive en 2020. Pour l’avenir, on prévoyait qu’en 2021, une partie, voire la totalité, de la croissance économique perdue serait récupérée.

Aucun des documents ne prévoyait un second confinement. Il s’avère que la deuxième vague de la pandémie a frappé l’Europe au pire moment – l’incertitude est beaucoup plus grande qu’elle ne l’était lors de la première vague.

Qu’est ce qui est nouveau dans cette deuxième vague de la pandémie ?

A peu près tout. Pour commencer, l’hypothèse initiale au printemps était que si les pays européens parviennent à faire baisser le nombre d’infections (et de décès), d’une manière ou d’une autre, ils parviendront à le maintenir à un faible niveau à l’avenir.

Les arguments étaient que le personnel médical en apprendrait davantage sur la maladie, la manière de la traiter, ce qui fonctionne le mieux, etc. L’hiver semblait si lointain, et la plupart des pays pariaient qu’ils seraient mieux préparés pour faire face à une (éventuelle) deuxième vague. En effet, ils sont mieux préparés – l’infrastructure médicale s’est améliorée, les fournitures se sont accumulées, l’argent existe. Cependant, comme le virus se propage rapidement et de manière beaucoup plus agressive, l’incertitude s’installe quant à la capacité à maintenir le nombre d’infections à un niveau bas.

Naturellement, les entreprises hésitent à dépenser dans un tel environnement. Les entreprises modifient leur comportement en matière de dépenses, les investissements sont reportés, la production diminue, de même que la demande globale. Pour faire simple : contraction du PIB, récession économique plus grave qu’on ne le pensait au départ.

Certaines banques d’investissement ont déjà révisé les perspectives économiques pour l’Europe. JP Morgan est le premier à l’avoir fait, en révisant la croissance de positive à négative de 2 %. Au total, une baisse de 4 % de la croissance, et ce n’est qu’un début.

La BCE devra en faire plus, et elle le fera. Le marché s’attend à ce que la réunion de décembre soit celle qui apporte le plus d’assouplissement. Toutefois, un soutien budgétaire est également nécessaire. La dette va augmenter, et des voix s’élèveront contre les dépenses et les mesures de relance. Pourtant, l’économie européenne risque de perdre sa compétitivité, car les entreprises privées sont en danger.

L’Asie a bien mieux résisté à la pandémie. L’Australie vient de lancer un avertissement en assouplissant et en renforçant sa politique de relance économique cette semaine. L’avertissement est qu’elle le fait tout en contrôlant la propagation du virus bien mieux que l’Europe ne le fait actuellement ou ne l’a fait dans le passé.

Les pays européens traversent une période difficile. Les temps difficiles exigent des mesures désespérées, et l’augmentation des dépenses est la seule solution pour éviter les faillites à grande échelle.

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